| Dieu est amour, et un tel amour guérit,
plutôt que d’infliger des blessures ; sauve, plutôt
que de détruire. Les signes des temps sont des avertissements
qui proclament la fin du temps de grâce. Et de nos jours
Dieu a un message défini et solennel de repentance
et de conversion pour nous et le monde. Dans les écrits
du prophète Joël nous lisons : « Maintenant
encore, dit l’Eternel, revenez à Moi de tout
votre coeur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des
lamentations ! Déchirez vos coeurs et non vos vêtements,
et revenez à l’Eternel, votre Dieu ; car Il est
compatissant et miséricordieux, lent à la colère
et riche en bonté, et Il se repent des maux qu’Il
envoie. » « Qu’entre le portique et l’autel
pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel,
et qu’ils disent : Eternel, épargne Ton peuple
! Ne livre pas Ton héritage à l’opprobre,
aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les
peuples : Où est leur Dieu ? » Joël 2 :
12, 13, 17.
Qu’est-ce que la repentance ?
Nous comprenons que la repentance est l’affliction pour
les fautes et les péchés du passé. Dans
l’évangile, la repentance signifie un changement
d’esprit, pas l’acte d’expiation ; ainsi,
en d’autres termes, faire demi-tour, retourner en arrière,
trouver sa voie vers Dieu. A travers la repentance, et la
conversion, une personne saisit la profondeur et la hauteur
du pardon et en fait l’expérience comme le fait
d’être purifié de la culpabilité
et de combler l’espace entre elle et Dieu. On perd sa
crainte et le sentiment de séparation et on fait l’expérience
de la sécurité en retournant au Père
comme un don de la grâce, qui rend une nouvelle vie
possible.
Paul, un apôtre appelé par Dieu, écrivit
: « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions
de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant,
saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre
part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde
présent, mais soyez transformés par le renouvellement
de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est
la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable
et parfait. » Romains 12 : 1, 2. Notre esprit –
nos attitudes, nos sentiments, et notre volonté –
doivent changer. C’est l’oeuvre merveilleuse du
Saint-Esprit dans nos vies. « …Les choses anciennessont
passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
» 2 Corinthiens 5 : 17. C’est seulement Dieu qui
peut perfectionner cette oeuvre importante en nous par la
puissance du Saint-Esprit. Plus nous sommes conscients de
la distance qui nous sépare de Dieu, de notre famine
spirituelle, et de nos vêtements en loques et sales,
plus nous serons conscients de notre désir pour Lui
et Son aide. « Jeme lèverai, j’irai vers
mon père . » Luc 15 : 18. Notre supplication
sera : Fais de moi ce que je ne peux pas : Une nouvelle créature,
un instrument de Ta grâce, une bénédiction
pour les autres. Remplis-moide plus d’amour, plus de
patience, plus de gentillesse, de bonté, d’humilité,
et de gratitude. Aussi longtemps que nous refusons d’abandonner
nos anciennes dispositions et continuons à résister
àl’oeuvre du Saint-Esprit, nous garderons ces
mauvaises dispositions et courons le risque de mentir à
nous-mêmes et d’être perdus.
Plus nous étudions la vie de notre Sauveur, plus notre
conscience nous convaincra que nous avons quitté le
chemin de l’Agneau.
Nous avons cessé de marcher dans la vallée de
l’humilité et de la pauvreté et nous pavanons
dans notre supposée grandeur et orgueil. Nous L’avons
loué comme la brebis menée à l’abattage,
mais nous avons continué dans l’égoïsme
et ce qui nous est agréable. Lisons ce que Paul écrivit
dans Philippiens 2 : 1-8. «S’il y a donc consolation
en Christ, s’il y a quelque encouragement dans l’amour,
s’il y a quelque communion de l’Esprit, s’il
y a quelque compassion et quelque miséricorde, mettez
le comble à ma joie
afin d’avoir une même pensée ; ayez un
même amour, une même âme, une seule pensée
; ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire,
mais dans l’humilité, estimez les autres supérieurs
à vousmêmes.
Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres
intérêts, considère aussi ceux des autres.
Ayez en vous la pensée qui était en Christ Jésus
: Lui dont la condition était celle de Dieu, Il n’a
pas estimé comme une proie à arracher d’être
égal avec Dieu, mais Il s’est dépouillé
Luimême en prenant la condition d’esclave, en
devenant semblable aux hommes ; après s’être
trouvé dans la situation d’un homme, Il s’est
abaissé Lui-même en devenant obéissant
jusqu’à la mort, la mort de la croix. »
Ces textes nous donnent
un parfait exemple de l’abnégation, de la dévotion,
et du sacrifice de soi. Le Sauveur nous supplie, « Apprenez
de Moi. »
La repentance inclut l’affliction pour le péché
et s’en détourner. Nous ne renoncerons pas au
péché à moins de voir son iniquité.
Il n’y aura pas de réel changement dans la vie
tant que nous ne nous détournerons pas du péché
de tout notre coeur.
« Ils sont nombreux ceux qui ne comprennent pas la véritable
nature de la repentance. Beaucoup de personnes gémissent
sur leurs péchés et se réforment même
extérieurement parce qu’elles craignent les conséquences
de leurs mauvaises actions. Ce n’est pas là la
repentance dans le sens biblique du terme.
C’est redouter la souffrance plutôt que le péché
lui-même. Telle fut la douleur d’Esaü quand
il vit qu’il avait perdu à tout jamais son droit
d’aînesse. Balaam, terrifié par l’apparition
sur son chemin d’un angearmé d’une épée
nue, confessa son péché dans la crainte de perdre
la vie ; mais il n’y avait pas en lui de repentance
véritable, pas de changement de disposition, pas d’horreur
du mal….
« En revanche, quand le coeur de l’homme cède
à l’influence de l’Esprit de Dieu, la conscience
se réveille, et le pécheur commence à
entrevoir la profondeur et le caractère sacré
de la loi de Dieu, loi quiest à la base de Son gouvernement
dans le ciel et sur la terre….
« La prière de David après sa chute peut
illustrer le véritable repentir ; elle n’était
nullement dictée par le désir d’échapper
aux jugements qui allaient le frapper. » – Vers
Jésus, pp. 21, 22. Le langage de son âme était
: « Heureux celui à qui la transgression est
remise, a qui le péché est pardonné !
Heureux l’homme à qui l’Eternel n’impute
pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel
il n’y a point de fraude ! Tant que je me suis tu, mes
os se consumaient, je gémissais toute la journée
; car nuit et jour Ta main ’appesantissait sur moi,
ma vigueur n’était plus que sécheresse,
comme celle de l’été. Je T’ai fait
connaître mon péché, je n’ai pas
caché mon iniquité ; j’ai dit : J’avouerai
mes transgressions à l’Eternel ! Et Tu as effacé
la peine de mon péché. »
« O Dieu ! aie pitié de moi dans Ta bonté
; selon Ta grande miséricorde, efface mes transgressions
; lave-moi complètement de mon iniquité, et
purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes
transgressions, et mon péché est constamment
devant moi. J’ai péché contre Toi seul,
et j’ai fait ce qui est mal à Tes yeux, en sorte
que Tu seras juste dans Ta sentence, sans reproche dans Ton
jugement. Psaumes 32 : 1-5 ; 51 : 3-6.
« Il n’est pas au pouvoir de l’homme de
parvenir à une telle repentance ; on ne la reçoit
que du Seigneur. » – Vers Jésus, p. 23.
Notre association avec les autres Christ est notre parfait
Exemple dans les relations humaines. En tant que « sacerdoce
royal, » nous
avons besoin d’apprendre de notre Exemple grand et parfait
comment traiter d’une façon sainte les actes
non sanctifiés d’autres frères et soeurs.
En tant que « prêtres, » nous devons porter
leurs fautes dans le sanctuaire, où Jésus Christ
comme notre grand prêtre intercède pour le pécheur.
Nous apprenons à ne pas porter les péchés
et les fautes de nos frères et soeurs au monde, où
généralement on ajoute à un seul péché
d’autres péchés. Au temps d’Israël,
si un prêtre apportait le péché de son
frère dans le camp au lieu du sanctuaire, il était
lapidé. Il était dit : « Celui qui a commis
un péché entraînant la mort doit mourir.
» Lévitique 19 : 16- 18 déclare : «
Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple.
Tu ne t’élèveras point contre le sang
de ton prochain. Je suis l’Eternel.
« Tu ne haïras point ton frère dans ton
coeur ; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne
te chargeras point d’un péché à
cause de lui. « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas
point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras
ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel.
»
Paul avertissait les Romains dans le chapitre 6 : 13 de ne
pas livrer leurs membres au péché comme des
armes d’injustice mais à Dieu comme des armes
de justice. Vos yeux, vos oreilles, et votre langue devraient
être des armes pour Dieu pour prêcher Son royaume
de justice sur la terre, non pas des armes dans les mains
de l’ennemi à travers lesquelles il étend
son royaume d’injustice et de confusion. Ne pas juger,
mais s’améliorer
Il y a des gens qui se sentent appelés comme juges
et condamnent les autres. Mais que disent les Ecritures et
les témoignages à ce sujet ?
« Tu es donc inexcusable, qui que tu sois, toi qui juges,
car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même,
puisque toi qui juges, tu agis comme eux. Nous savons, en
effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi
est selon la vérité. Pensestu, toi qui juges
ceux qui agissent ainsi et qui fais comme eux, que toi, tu
échapperas au jugement de Dieu ? Ou méprises-tu
les richesses de Sa bonté, de Son support et de Sa
patience, sans reconnaître que la bonté de Dieu
te pousse à la repentance ? Mais, par ton endurcissement
et par ton coeur impénitent, tu t’amasses un
trésor de colère pour le jour de la colère
et de la révélation du juste jugement de Dieu,
qui rendra à chacun selon ses oeuvres. » Romains
2 : 1-6.
« La plupart du temps, il convient de dire clairement
la vérité à ceux qui se sont trompés,
afin qu’ils comprennent leurs erreurs et puissent les
corriger. Mais on devrait toujours agir avec une grande bonté
et non d’une manière dure et sévère,
en pensant que l’on est soi-même faible et que
l’on peut également être tenté.
Quand le fautif reconnaît son erreur, au lieu de l’accabler,
il faut au contraire le réconforter. Dans le sermon
sur la montagne, le Christ a dit : ‘Ne jugez point,
afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera
du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec
la mesure dont vous mesurez.’ Notre Sauveur a blâmé
la censure sévère : ‘Pourquoi voistu la
paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu
pas la poutre qui est dans ton oeil ?’ Cela est fréquemment
le cas.
Alors qu’on est prompt à discerner les erreurs
des autres, on est aveugle pour ses propres fautes, qui sont
parfois bien plus graves. …
« Il est souvent nécessaire de dévoiler
clairement les péchés et les torts, mais ceux
qui travaillent au salut de leurs semblables ne devraient
pas être sans pitié pour les erreurs d’autrui.
Il ne faut surtout pas les exagérer et souligner à
plaisir la faiblesse de certains frères. Qu’on
se demande si la ligne de conduite que l’on suit est
de nature à produire l’effet désiré.
Va-telle augmenter l’amour et la confiance envers celui
qui souligne ainsi les fautes des autres ? Tout particulièrement
il faut garder le plus de discrétion possible sur les
erreurs des prédicateurs, car beaucoup de personnes
faibles en prendraient avantage si elles savaient que ceux
qui sont chargés de prêcher la Parole ont également
leurs faiblesses. C’est aussi une chose bien triste
que les fautes d’un ministre de l’Evangile soient
exposées aux incroyants, si ce prédicateur est
considéré comme digne de travailler encore au
salut des âmes. Il ne résulterait aucun bien
de cette façon d’agir, que le Seigneur réprouve
d’ailleurs, car elle ruine la confiance des fidèles
en ceux que Dieu appelle à faire progresser Son oeuvre.
« Les serviteurs de Dieu devraient veiller jalousement
sur la réputation de leurs collaborateurs. Dieu dit
: ‘Ne touchez pas à Mes oints, et ne faite pas
de mal à Mes prophètes.’ Il faut au contraire
avoir un amour et une confiance réciproques. Le manque
d’amour et de confiance d’un prédicateur
envers un collaborateur dans le ministère n’accroît
pas le bonheur de l’un, mais les rend malheureux tous
les deux. Il y a dans l’amour une puissance bien plus
grande qu’il n’y en aura jamais dans la critique.
L’amour se fraiera un chemin à travers les barrières,
alors que la critique fermera toutes les portes de l’âme.
» – Témoignages pour l’Eglise, vol.
1, pp. 344, 345.
La déclaration suivante est extraite d’Une vie
meilleure, pp. 73,75,76 : « L’esprit de haine
et de vengeance – dont Satan est l’auteur –
fit mettre à mort le Fils de Dieu.
Quiconque ouvre son coeur à la rancune et à
la malveillance y accueille un esprit dont les fruits sont
mortels. Le mal y est renfermé comme la plante l’est
dans la semence. ‘Quiconque hait son frère est
un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a
la vie éternelle demeurant en lui.’ (1 Jean 3
: 15) »
L’Esprit de Prophétie déclare aussi :
« Si l’amour du Christ demeure en nous, non seulement
nos coeurs ne pourront plus abriter de haine envers nos semblables,
mais nous chercherons par tous les moyens à leur témoigner
de l’intérêt et de l’affection. …
« Mais exprimer sa foi en un amour divin qui pardonne,
alors qu’on entretient en soi un esprit dur et implacable,
ne serait qu’une comédie.
« Lorsqu’un soi-disant enfant de Dieu lèse
un frère ou l’offense, il présente à
ce frère le caractère de Dieu sous un faux aspect.
Pour que l’harmonie règne entre Dieu et le pécheur,
il faut que l’homme avoue et reconnaisse ses torts.
Il est possible que notre frère soit plus coupable
à notre égard que nous ne le sommes vis-à-vis
de lui, mais cela ne diminue en rien notre responsabilité….
« Combien de maux pourraient être évités
si, lorsque des griefs surgissent entre frères, les
intéressés en parlaient entre eux dans un esprit
d’amour chrétien au lieu de les exposer à
droite et à gauche ! Combien de ces racines d’amertume
qui séparent tant de frères seraient arrachées
et détruites ! S’ils mettaient en pratique les
enseignements de leur Maître, les disciples du Christ
pourraient vivre enfin étroitement unis. »
Voici un autre témoignage à considérer
avec sérieux : « J’ai vu que même
l’esprit de parjure, qui change le vrai en faux, le
bien en mal et l’innocence en crime, est maintenant
à l’oeuvre. Satan se réjouit de la condition
de ceux qui prétendent être le peuple de Dieu.
Alors que beaucoup négligent leurs propres âmes,
ils attendent impatiemment une occasion de critiquer et de
condamner les autres. Tous les hommes ont des défauts
de caractère, et il n’est pas difficile de trouver
en eux quelque chose que la jalousie puisse interpréter
à leur désavantage. ‘Maintenant, disent
ceux qui se sont érigés en juges à leur
égard, nous avons des faits. Nous allons lancer sur
ces hommes une accusation dont ils ne pourront se justifier.’
Ils attendent une occasion favorable, puis étalent
leurs fatras de commérages.
« Dans leurs efforts pour marquer un point, ceux qui
ont naturellement une forte imagination risquent de se tromper
et de tromper les autres. » – Témoignages
pour l’Eglise, vol. 2, pp. 21, 22.
Au cours de la Semaine de Prière, chaque membre de
l’église de Dieu devrait examiner à la
lumière de la croix les résultats que peut avoir
le péché de la langue. Au temps des apôtres,
de tels péchés causèrent une ruine dévastatrice
dans l’église. En adressant son épître
aux douze tribus, Jacques écrivit dans le chapitre
3 : 5-10, 15-17 : « De même, la langue est un
petit membre, mais elle a de grandes prétentions. Voyez
comme un petit feu peut embraser une grande forêt !
Or la langue aussi est un feu, elle est le monde de l’injustice
: la langue a sa place parmi nos membres, elle souille tout
le corps et embrase tout le cours de l’existence, embrasée
qu’elle est par la géhenne. Toutes les espèces
de bêtes sauvages, d’oiseaux, de reptiles, d’animaux
marins sont domptées et ont été domptées
par l’espèce humaine ; mais la langue, aucun
homme ne peut la dompter ; c’est un mal incoercible
; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle, nous
bénissons le Seigneur notre Père, et par elle
nous maudissons les hommes faits à l’image de
Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction
et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères,
qu’il en soit ainsi. » « Cette sagesse n’est
pas celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre,
charnelle, diabolique. Car là où il y a jalousie
et rivalité, il y a du désordre et toute espèce
de mal.
La sagesse d’en haut est d’abord pure, ensuite
pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde
et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie.
» Dans Testimonies for the Church, vol. 5, p. 56, nous
lisons : « La jalousie n’est pas simplement une
perversité du caractère, mais une maladie, qui
met en désordre toutes les facultés. Elle commença
avec Satan…
« L’homme jaloux ferme les yeux aux bonnes qualités
et actions nobles des autres. Il est toujours prêt à
dénigrer et déformer ce qui est excellent. Les
hommes souvent confessent et renoncent à d’autres
fautes, mais il y a peu à espérer d’un
homme jaloux. Puisque envier une personne est admettre qu’elle
est supérieure, l’orgueil ne permettra aucune
concession. Si une tentative est faite pour convaincre de
son péché la personne jalouse elle devient encore
plus amère contre l’objet de sa passion, et trop
souvent elle demeure incurable.
« L’homme jaloux diffuse un poison où qu’il
aille, aliénant les amis et provoquant la haine et
la rébellion contre Dieu et l’homme. Il cherche
à être le meilleur et le plus grand, non pas
en faisant des efforts héroïques, en renonçant
à lui-même pour atteindre le but de l’excellence,
mais en se tenant où il est et diminuant le mérite
dû aux efforts des autres. »
Combien facilement on peut conduire un peuple à la
rébellion se voit dans le rapport négatif des
dix espions que Moïse envoya pour explorer le pays de
Canaan. Chaque tribu envoya un espion. C’était
des hommes de confiance à qui il avait été
donné le privilège d’explorer le pays.
Ils explorèrent le pays pendant quarante jours.
Quarante jours plus tard, ils revinrent, et le peuple attendait
avec un grand suspense leur rapport. Le rapport donné
par les dix hommes fut si négatif que le peuple pleura
toute la nuit. Puis ils allèrent vers Moïse les
poings serrés.
Moïse était responsable de leur misère,
et leur plus grand désir était de retourner
en Egypte. Mais il y avait deux hommes, une petite minorité,
qui faisait confiance à Dieu. Il est rapporté
qu’ils avaient un esprit différent. Ils avaient
vu aussi les murs énormes et les enfants d’Anack,
mais ils savaient que Dieu n’est pas seulement puissant
mais tout-puissant !
Si Dieu les avait conduits hors d’Egypte et avait fait
de grands signes et prodiges, alors Il était aussi
capable d’aider dans cette situation et de leur donner
la terre promise. Chaque enfant de Dieu devrait être
rempli d’une telle foi et confiance en Dieu. Au nom
du Seigneur, nous pouvons aller de l’avant et être
victorieux. La vie et l’oeuvre de Jésus, la façon
dont Il traita le peuple qui était tombé profondément
dans le péché, et Sa victoire sur l’ennemi
feront que nous nous mettrons à genoux pour implorer
grâce et pardon.
La servante de Dieu écrivit : « Contemplons Jésus
qui souffre patiemment. Sur Sa tête, la couronne d’épines.
Le sang coule de toutes Ses blessures. C’est la conséquence
du péché. Rien n’aurait pu amener le Christ
à abandonner la gloire et la majesté célestes
et à descendre dans un monde pécheur pour y
être méprisé et rejeté par ceux
qu’Il venait sauver et pour mourir finalement sur une
croix, rien sinon l’amour éternel, l’amour
rédempteur, qui restera toujours un mystère.
…
« Jésus ne répondit pas un mot. Tandis
que les clous étaient plantés dans Ses mains
et que des gouttes de sang jaillissaient de tous Ses pores,
voici que, des lèvres pâles et tremblantes de
la victime innocente, s’échappe le murmure d’une
prière : ‘Père, pardonne-leur, car ils
ne savent ce qu’ils font.’ …
« Oh, y eut-il jamais une souffrance et une tristesse
comparables à celles du Sauveur en croix ! »
– Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp.
256-258.
Après que Joseph mit ses frères à l’épreuve,
quand finalement il leur fit savoir qui il était, ils
furent paralysés de peur et d’horreur. Mais avec
les paroles les plus rassurantes Joseph pardonna tous leurs
défauts et les péchés qu’ils avaient
commis contre lui et leur père. Il les renvoya à
leur père avec les paroles, « Ne vous querellez
pas en chemin. » Genèse 45 : 24.
« Nous sommes encore ensemble sur le chemin, sur le
chemin de l’éternité, sur le chemin du
trône de Dieu : Seulement une courte distance, peut-être
quelques pas, et vous vous tiendrez devant Dieu !
Mais nous sommes encore ensemble sur le chemin ; et plus d’un
malentendu peut être résolu, plus d’une
offense délaissée, plus d’une injustice
redressée, plus d’une négligence compensée.
Oh, faitesle, chère âme ; faites-le aussi longtemps
que vous êtes ensemble sur le chemin. Faites-le, conjoints
séparés ; faites-le, enfants têtus ; faites-le,
voisins hostiles ; soyez réconciliés, parce
que vous pouvez encore l’être ! Croyez-le –
c’est plus amer de se trouver devant le cercueil d’un
père, d’une mère, d’un époux,
d’une épouse, d’un frère, d’une
soeur et d’avoir à dire : J’ai souvent
souffert pour toi, mon bienaimé; j’aimerais remettre
les choses en ordre dans mon coeur, mais c’est trop
tard ; j’aimerais te demander avec des larmes brûlantes
: Pardonne moi ! Mais tes lèvres pâles ne peuvent
plus me répondre : Je suis désolé ! Ta
main froide ne peut plus serrer la mienne pour montrer la
réconciliation – c’est trop tard ; tu prends
les offenses avec toi dans l’éternité,
et je porterai la repentance dans mon coeur toute ma vie.
Croyez-le ; c’est dommage d’être couché
sur son lit de mort et de regarder en arrière au monde
qui s’en va avec ses désirs et d’avoir
à dire : je me suis battu; j’ai été
tracassé pendant des semaines pour une insulte qui
n’était rien en face de la mort ; si j’avais
eu plus d’amour et de patience, j’aurais pu vivre
plus heureux et mourir plus béni ! Croyez-le, c’est
atroce d’être remis au juste Juge en prison, dans
l’angoisse la nuit sans lumière, sans amour,
sans vie, entendant les paroles : De la mesure dont vous mesurez
on vous mesurera, et du jugement dont vous jugez on vous jugera.
» – Explanation of Matthew 5 : 24, par Deschel.
Veuille Dieu étendre Son amour qui pardonne à
Son peuple au cours de cette Semaine de Prière. Amen.
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