La Societe Missionaire Internationale

Lectures pour la Semaine de Prière - 2-10 décembre 2005

  Lecture N° 6 – Vendredi 9 décembre 2005

« Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Matthieu 3 : 2

S. Gutknecht, Allemagne

Dieu est amour, et un tel amour guérit, plutôt que d’infliger des blessures ; sauve, plutôt que de détruire. Les signes des temps sont des avertissements qui proclament la fin du temps de grâce. Et de nos jours Dieu a un message défini et solennel de repentance et de conversion pour nous et le monde. Dans les écrits du prophète Joël nous lisons : « Maintenant encore, dit l’Eternel, revenez à Moi de tout votre coeur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations ! Déchirez vos coeurs et non vos vêtements, et revenez à l’Eternel, votre Dieu ; car Il est compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et Il se repent des maux qu’Il envoie. » « Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel, et qu’ils disent : Eternel, épargne Ton peuple ! Ne livre pas Ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ? » Joël 2 : 12, 13, 17.

Qu’est-ce que la repentance ?
Nous comprenons que la repentance est l’affliction pour les fautes et les péchés du passé. Dans l’évangile, la repentance signifie un changement d’esprit, pas l’acte d’expiation ; ainsi, en d’autres termes, faire demi-tour, retourner en arrière, trouver sa voie vers Dieu. A travers la repentance, et la conversion, une personne saisit la profondeur et la hauteur du pardon et en fait l’expérience comme le fait d’être purifié de la culpabilité et de combler l’espace entre elle et Dieu. On perd sa crainte et le sentiment de séparation et on fait l’expérience de la sécurité en retournant au Père comme un don de la grâce, qui rend une nouvelle vie possible.
Paul, un apôtre appelé par Dieu, écrivit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12 : 1, 2. Notre esprit – nos attitudes, nos sentiments, et notre volonté – doivent changer. C’est l’oeuvre merveilleuse du Saint-Esprit dans nos vies. « …Les choses anciennessont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5 : 17. C’est seulement Dieu qui peut perfectionner cette oeuvre importante en nous par la puissance du Saint-Esprit. Plus nous sommes conscients de la distance qui nous sépare de Dieu, de notre famine spirituelle, et de nos vêtements en loques et sales, plus nous serons conscients de notre désir pour Lui et Son aide. « Jeme lèverai, j’irai vers mon père . » Luc 15 : 18. Notre supplication sera : Fais de moi ce que je ne peux pas : Une nouvelle créature, un instrument de Ta grâce, une bénédiction pour les autres. Remplis-moide plus d’amour, plus de patience, plus de gentillesse, de bonté, d’humilité, et de gratitude. Aussi longtemps que nous refusons d’abandonner nos anciennes dispositions et continuons à résister àl’oeuvre du Saint-Esprit, nous garderons ces mauvaises dispositions et courons le risque de mentir à nous-mêmes et d’être perdus.

Plus nous étudions la vie de notre Sauveur, plus notre conscience nous convaincra que nous avons quitté le chemin de l’Agneau.
Nous avons cessé de marcher dans la vallée de l’humilité et de la pauvreté et nous pavanons dans notre supposée grandeur et orgueil. Nous L’avons loué comme la brebis menée à l’abattage, mais nous avons continué dans l’égoïsme et ce qui nous est agréable. Lisons ce que Paul écrivit dans Philippiens 2 : 1-8. «S’il y a donc consolation en Christ, s’il y a quelque encouragement dans l’amour, s’il y a quelque communion de l’Esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, mettez le comble à ma joie
afin d’avoir une même pensée ; ayez un même amour, une même âme, une seule pensée ; ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire, mais dans l’humilité, estimez les autres supérieurs à vousmêmes.

Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous la pensée qui était en Christ Jésus : Lui dont la condition était celle de Dieu, Il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais Il s’est dépouillé Luimême en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, Il s’est abaissé Lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la croix. » Ces textes nous donnent
un parfait exemple de l’abnégation, de la dévotion, et du sacrifice de soi. Le Sauveur nous supplie, « Apprenez de Moi. »

La repentance inclut l’affliction pour le péché et s’en détourner. Nous ne renoncerons pas au péché à moins de voir son iniquité. Il n’y aura pas de réel changement dans la vie tant que nous ne nous détournerons pas du péché de tout notre coeur.

« Ils sont nombreux ceux qui ne comprennent pas la véritable nature de la repentance. Beaucoup de personnes gémissent sur leurs péchés et se réforment même extérieurement parce qu’elles craignent les conséquences de leurs mauvaises actions. Ce n’est pas là la repentance dans le sens biblique du terme.

C’est redouter la souffrance plutôt que le péché lui-même. Telle fut la douleur d’Esaü quand il vit qu’il avait perdu à tout jamais son droit d’aînesse. Balaam, terrifié par l’apparition sur son chemin d’un angearmé d’une épée nue, confessa son péché dans la crainte de perdre la vie ; mais il n’y avait pas en lui de repentance véritable, pas de changement de disposition, pas d’horreur du mal….

« En revanche, quand le coeur de l’homme cède à l’influence de l’Esprit de Dieu, la conscience se réveille, et le pécheur commence à entrevoir la profondeur et le caractère sacré de la loi de Dieu, loi quiest à la base de Son gouvernement dans le ciel et sur la terre….

« La prière de David après sa chute peut illustrer le véritable repentir ; elle n’était nullement dictée par le désir d’échapper aux jugements qui allaient le frapper. » – Vers Jésus, pp. 21, 22. Le langage de son âme était : « Heureux celui à qui la transgression est remise, a qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Eternel n’impute pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour Ta main ’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je T’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; j’ai dit : J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et Tu as effacé la peine de mon péché. »

« O Dieu ! aie pitié de moi dans Ta bonté ; selon Ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre Toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à Tes yeux, en sorte que Tu seras juste dans Ta sentence, sans reproche dans Ton jugement. Psaumes 32 : 1-5 ; 51 : 3-6.

« Il n’est pas au pouvoir de l’homme de parvenir à une telle repentance ; on ne la reçoit que du Seigneur. » – Vers Jésus, p. 23.
Notre association avec les autres Christ est notre parfait Exemple dans les relations humaines. En tant que « sacerdoce royal, » nous
avons besoin d’apprendre de notre Exemple grand et parfait comment traiter d’une façon sainte les actes non sanctifiés d’autres frères et soeurs. En tant que « prêtres, » nous devons porter leurs fautes dans le sanctuaire, où Jésus Christ comme notre grand prêtre intercède pour le pécheur. Nous apprenons à ne pas porter les péchés et les fautes de nos frères et soeurs au monde, où généralement on ajoute à un seul péché d’autres péchés. Au temps d’Israël, si un prêtre apportait le péché de son frère dans le camp au lieu du sanctuaire, il était lapidé. Il était dit : « Celui qui a commis un péché entraînant la mort doit mourir. » Lévitique 19 : 16- 18 déclare : « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras point contre le sang de ton prochain. Je suis l’Eternel.

« Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur ; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui. « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. »

Paul avertissait les Romains dans le chapitre 6 : 13 de ne pas livrer leurs membres au péché comme des armes d’injustice mais à Dieu comme des armes de justice. Vos yeux, vos oreilles, et votre langue devraient être des armes pour Dieu pour prêcher Son royaume de justice sur la terre, non pas des armes dans les mains de l’ennemi à travers lesquelles il étend son royaume d’injustice et de confusion. Ne pas juger, mais s’améliorer

Il y a des gens qui se sentent appelés comme juges et condamnent les autres. Mais que disent les Ecritures et les témoignages à ce sujet ?
« Tu es donc inexcusable, qui que tu sois, toi qui juges, car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu agis comme eux. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi est selon la vérité. Pensestu, toi qui juges ceux qui agissent ainsi et qui fais comme eux, que toi, tu échapperas au jugement de Dieu ? Ou méprises-tu les richesses de Sa bonté, de Son support et de Sa patience, sans reconnaître que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres. » Romains 2 : 1-6.

« La plupart du temps, il convient de dire clairement la vérité à ceux qui se sont trompés, afin qu’ils comprennent leurs erreurs et puissent les corriger. Mais on devrait toujours agir avec une grande bonté et non d’une manière dure et sévère, en pensant que l’on est soi-même faible et que l’on peut également être tenté. Quand le fautif reconnaît son erreur, au lieu de l’accabler, il faut au contraire le réconforter. Dans le sermon sur la montagne, le Christ a dit : ‘Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.’ Notre Sauveur a blâmé la censure sévère : ‘Pourquoi voistu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ?’ Cela est fréquemment le cas.

Alors qu’on est prompt à discerner les erreurs des autres, on est aveugle pour ses propres fautes, qui sont parfois bien plus graves. …
« Il est souvent nécessaire de dévoiler clairement les péchés et les torts, mais ceux qui travaillent au salut de leurs semblables ne devraient pas être sans pitié pour les erreurs d’autrui. Il ne faut surtout pas les exagérer et souligner à plaisir la faiblesse de certains frères. Qu’on se demande si la ligne de conduite que l’on suit est de nature à produire l’effet désiré. Va-telle augmenter l’amour et la confiance envers celui qui souligne ainsi les fautes des autres ? Tout particulièrement il faut garder le plus de discrétion possible sur les erreurs des prédicateurs, car beaucoup de personnes faibles en prendraient avantage si elles savaient que ceux qui sont chargés de prêcher la Parole ont également leurs faiblesses. C’est aussi une chose bien triste que les fautes d’un ministre de l’Evangile soient exposées aux incroyants, si ce prédicateur est considéré comme digne de travailler encore au salut des âmes. Il ne résulterait aucun bien de cette façon d’agir, que le Seigneur réprouve d’ailleurs, car elle ruine la confiance des fidèles en ceux que Dieu appelle à faire progresser Son oeuvre.

« Les serviteurs de Dieu devraient veiller jalousement sur la réputation de leurs collaborateurs. Dieu dit : ‘Ne touchez pas à Mes oints, et ne faite pas de mal à Mes prophètes.’ Il faut au contraire avoir un amour et une confiance réciproques. Le manque d’amour et de confiance d’un prédicateur envers un collaborateur dans le ministère n’accroît pas le bonheur de l’un, mais les rend malheureux tous les deux. Il y a dans l’amour une puissance bien plus grande qu’il n’y en aura jamais dans la critique. L’amour se fraiera un chemin à travers les barrières, alors que la critique fermera toutes les portes de l’âme. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp. 344, 345.

La déclaration suivante est extraite d’Une vie meilleure, pp. 73,75,76 : « L’esprit de haine et de vengeance – dont Satan est l’auteur – fit mettre à mort le Fils de Dieu.
Quiconque ouvre son coeur à la rancune et à la malveillance y accueille un esprit dont les fruits sont mortels. Le mal y est renfermé comme la plante l’est dans la semence. ‘Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.’ (1 Jean 3 : 15) »

L’Esprit de Prophétie déclare aussi : « Si l’amour du Christ demeure en nous, non seulement nos coeurs ne pourront plus abriter de haine envers nos semblables, mais nous chercherons par tous les moyens à leur témoigner de l’intérêt et de l’affection. …

« Mais exprimer sa foi en un amour divin qui pardonne, alors qu’on entretient en soi un esprit dur et implacable, ne serait qu’une comédie.
« Lorsqu’un soi-disant enfant de Dieu lèse un frère ou l’offense, il présente à ce frère le caractère de Dieu sous un faux aspect. Pour que l’harmonie règne entre Dieu et le pécheur, il faut que l’homme avoue et reconnaisse ses torts. Il est possible que notre frère soit plus coupable à notre égard que nous ne le sommes vis-à-vis de lui, mais cela ne diminue en rien notre responsabilité….

« Combien de maux pourraient être évités si, lorsque des griefs surgissent entre frères, les intéressés en parlaient entre eux dans un esprit d’amour chrétien au lieu de les exposer à droite et à gauche ! Combien de ces racines d’amertume qui séparent tant de frères seraient arrachées et détruites ! S’ils mettaient en pratique les enseignements de leur Maître, les disciples du Christ pourraient vivre enfin étroitement unis. »

Voici un autre témoignage à considérer avec sérieux : « J’ai vu que même l’esprit de parjure, qui change le vrai en faux, le bien en mal et l’innocence en crime, est maintenant à l’oeuvre. Satan se réjouit de la condition de ceux qui prétendent être le peuple de Dieu. Alors que beaucoup négligent leurs propres âmes, ils attendent impatiemment une occasion de critiquer et de condamner les autres. Tous les hommes ont des défauts de caractère, et il n’est pas difficile de trouver en eux quelque chose que la jalousie puisse interpréter à leur désavantage. ‘Maintenant, disent ceux qui se sont érigés en juges à leur égard, nous avons des faits. Nous allons lancer sur ces hommes une accusation dont ils ne pourront se justifier.’ Ils attendent une occasion favorable, puis étalent leurs fatras de commérages.

« Dans leurs efforts pour marquer un point, ceux qui ont naturellement une forte imagination risquent de se tromper et de tromper les autres. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, pp. 21, 22.

Au cours de la Semaine de Prière, chaque membre de l’église de Dieu devrait examiner à la lumière de la croix les résultats que peut avoir le péché de la langue. Au temps des apôtres, de tels péchés causèrent une ruine dévastatrice dans l’église. En adressant son épître aux douze tribus, Jacques écrivit dans le chapitre 3 : 5-10, 15-17 : « De même, la langue est un petit membre, mais elle a de grandes prétentions. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! Or la langue aussi est un feu, elle est le monde de l’injustice : la langue a sa place parmi nos membres, elle souille tout le corps et embrase tout le cours de l’existence, embrasée qu’elle est par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes sauvages, d’oiseaux, de reptiles, d’animaux marins sont domptées et ont été domptées par l’espèce humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal incoercible ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle, nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. » « Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de mal.

La sagesse d’en haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. » Dans Testimonies for the Church, vol. 5, p. 56, nous lisons : « La jalousie n’est pas simplement une perversité du caractère, mais une maladie, qui met en désordre toutes les facultés. Elle commença avec Satan…

« L’homme jaloux ferme les yeux aux bonnes qualités et actions nobles des autres. Il est toujours prêt à dénigrer et déformer ce qui est excellent. Les hommes souvent confessent et renoncent à d’autres fautes, mais il y a peu à espérer d’un homme jaloux. Puisque envier une personne est admettre qu’elle est supérieure, l’orgueil ne permettra aucune concession. Si une tentative est faite pour convaincre de son péché la personne jalouse elle devient encore plus amère contre l’objet de sa passion, et trop souvent elle demeure incurable.

« L’homme jaloux diffuse un poison où qu’il aille, aliénant les amis et provoquant la haine et la rébellion contre Dieu et l’homme. Il cherche à être le meilleur et le plus grand, non pas en faisant des efforts héroïques, en renonçant à lui-même pour atteindre le but de l’excellence, mais en se tenant où il est et diminuant le mérite dû aux efforts des autres. »

Combien facilement on peut conduire un peuple à la rébellion se voit dans le rapport négatif des dix espions que Moïse envoya pour explorer le pays de Canaan. Chaque tribu envoya un espion. C’était des hommes de confiance à qui il avait été donné le privilège d’explorer le pays. Ils explorèrent le pays pendant quarante jours.

Quarante jours plus tard, ils revinrent, et le peuple attendait avec un grand suspense leur rapport. Le rapport donné par les dix hommes fut si négatif que le peuple pleura toute la nuit. Puis ils allèrent vers Moïse les poings serrés.

Moïse était responsable de leur misère, et leur plus grand désir était de retourner en Egypte. Mais il y avait deux hommes, une petite minorité, qui faisait confiance à Dieu. Il est rapporté qu’ils avaient un esprit différent. Ils avaient vu aussi les murs énormes et les enfants d’Anack, mais ils savaient que Dieu n’est pas seulement puissant mais tout-puissant !

Si Dieu les avait conduits hors d’Egypte et avait fait de grands signes et prodiges, alors Il était aussi capable d’aider dans cette situation et de leur donner la terre promise. Chaque enfant de Dieu devrait être rempli d’une telle foi et confiance en Dieu. Au nom du Seigneur, nous pouvons aller de l’avant et être victorieux. La vie et l’oeuvre de Jésus, la façon dont Il traita le peuple qui était tombé profondément dans le péché, et Sa victoire sur l’ennemi feront que nous nous mettrons à genoux pour implorer grâce et pardon.

La servante de Dieu écrivit : « Contemplons Jésus qui souffre patiemment. Sur Sa tête, la couronne d’épines. Le sang coule de toutes Ses blessures. C’est la conséquence du péché. Rien n’aurait pu amener le Christ à abandonner la gloire et la majesté célestes et à descendre dans un monde pécheur pour y être méprisé et rejeté par ceux qu’Il venait sauver et pour mourir finalement sur une croix, rien sinon l’amour éternel, l’amour rédempteur, qui restera toujours un mystère. …

« Jésus ne répondit pas un mot. Tandis que les clous étaient plantés dans Ses mains et que des gouttes de sang jaillissaient de tous Ses pores, voici que, des lèvres pâles et tremblantes de la victime innocente, s’échappe le murmure d’une prière : ‘Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.’ …

« Oh, y eut-il jamais une souffrance et une tristesse comparables à celles du Sauveur en croix ! » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp. 256-258.

Après que Joseph mit ses frères à l’épreuve, quand finalement il leur fit savoir qui il était, ils furent paralysés de peur et d’horreur. Mais avec les paroles les plus rassurantes Joseph pardonna tous leurs défauts et les péchés qu’ils avaient commis contre lui et leur père. Il les renvoya à leur père avec les paroles, « Ne vous querellez pas en chemin. » Genèse 45 : 24.
« Nous sommes encore ensemble sur le chemin, sur le chemin de l’éternité, sur le chemin du trône de Dieu : Seulement une courte distance, peut-être quelques pas, et vous vous tiendrez devant Dieu !

Mais nous sommes encore ensemble sur le chemin ; et plus d’un malentendu peut être résolu, plus d’une offense délaissée, plus d’une injustice redressée, plus d’une négligence compensée. Oh, faitesle, chère âme ; faites-le aussi longtemps que vous êtes ensemble sur le chemin. Faites-le, conjoints séparés ; faites-le, enfants têtus ; faites-le, voisins hostiles ; soyez réconciliés, parce que vous pouvez encore l’être ! Croyez-le – c’est plus amer de se trouver devant le cercueil d’un père, d’une mère, d’un époux, d’une épouse, d’un frère, d’une soeur et d’avoir à dire : J’ai souvent souffert pour toi, mon bienaimé; j’aimerais remettre les choses en ordre dans mon coeur, mais c’est trop tard ; j’aimerais te demander avec des larmes brûlantes : Pardonne moi ! Mais tes lèvres pâles ne peuvent plus me répondre : Je suis désolé ! Ta main froide ne peut plus serrer la mienne pour montrer la réconciliation – c’est trop tard ; tu prends les offenses avec toi dans l’éternité, et je porterai la repentance dans mon coeur toute ma vie. Croyez-le ; c’est dommage d’être couché sur son lit de mort et de regarder en arrière au monde qui s’en va avec ses désirs et d’avoir à dire : je me suis battu; j’ai été tracassé pendant des semaines pour une insulte qui n’était rien en face de la mort ; si j’avais eu plus d’amour et de patience, j’aurais pu vivre plus heureux et mourir plus béni ! Croyez-le, c’est atroce d’être remis au juste Juge en prison, dans l’angoisse la nuit sans lumière, sans amour, sans vie, entendant les paroles : De la mesure dont vous mesurez on vous mesurera, et du jugement dont vous jugez on vous jugera. » – Explanation of Matthew 5 : 24, par Deschel. Veuille Dieu étendre Son amour qui pardonne à Son peuple au cours de cette Semaine de Prière. Amen.

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