Leçons de l’Ecole du Sabbat
Pour le Deuxiéme Semestre 2008
L’évangile de Paix
Table des matières
INTRODUCTION
Chaque jour nous entendons parler d’agressions contre la vie humaine et de gens qui se font tuer quelque part dans le monde ; la terre est continuellement
arrosée par le sang d’êtres humains innocents et par les larmes de la souffrance. Les dons de Dieu de la vie et de la paix ont été perdus de vue alors qu’il y a longtemps sa Parole faisait remarquer : « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés ; quiconque y marche ne connaît point la paix. » (Esaïe 59 : 8). Ce n’est pas seulement le cas avec les incroyants ; même des gens qui prétendent connaître Dieu et se réclament de son nom ont parfois les mêmes problèmes. Pour cette raison, se référant à Jérusalem, Jésus dit : « Si tu connaissais, toi aussi, en ce jour, le chemin de la paix ! Mais maintenant il est caché à tes yeux. » (Luc 19 : 41, 42).
Quel est le chemin de Dieu que tant de gens ne connaissent pas ? Comment pouvons-nous le trouver et nous réjouir dans le merveilleux don de la paix ? Les Saintes Ecritures parlent de « l’Evangile de la paix » (Ephésiens 6 : 15). Savons-nous ce que Dieu entend par là ? Avons-nous envie de vivre en conséquence, ou pensons-nous qu’il est permis pour les Chrétiens dans certains cas d’avoir recours à la violence ou de prendre les armes militaires et nous battre contre notre prochain ? Quelle est la voie que le Seigneur a choisie afin de sauver les êtres humains ? Quelle grande bénédiction cela apporte à ceux qui décident de vivre en conséquence ?
Depuis les temps anciens, il a été révélé que le salut de Dieu est à travers le sacrifice de Christ. C’est l’ « évangile de paix, » le message qui apporte la paix entre l’homme et Dieu et entre l’homme et son prochain. Les Saintes Ecritures l’appellent aussi simplement « l’évangile, » ou « l’évangile de Christ, » « l’évangile du royaume, » « l’évangile de la grâce » et « l’évangile de Dieu, » ou même « l’évangile éternel. » Bien qu’il y ait différentes expressions pour l’évangile, c’est toujours le même évangile, au sujet duquel l’apôtre Paul a écrit : « Car je n’ai pas honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. » (Romains 1 : 16).
C’est la clé du plan de la rédemption, le salut de Dieu pour vous et pour tout le monde. C’est l’évangile que nous avons besoin de connaître et de vivre. Si nous marchons dans ce chemin nous suivrons notre Rédempteur et recevrons ses bénédictions. L’Esprit de prophétie a écrit pour nous : « Celui qui est ainsi chaussé de l’ ‘Evangile de paix’ marchera comme le Christ lui-même a marché. Il sera apte à prononcer les paroles nécessaires et à les dire avec amour. Il n’essaiera pas de faire accepter de force le message de la vérité de Dieu. Il traitera chacun avec délicatesse, sachant que l’Esprit fera pénétrer la vérité dans le coeur de ceux qui sont sensibles aux influences divines. Jamais il ne se comportera avec brutalité. Chaque mot prononcé aura des effets apaisants, modérateurs. » – Evangéliser,
pp. 162, 163.
Puissent les leçons de ce trimestre nous aider à comprendre que l’évangile de paix est le moyen dont Dieu se sert pour sauver les êtres humains et puissions
nous suivre les pas de Dieu afin de vivre constamment en harmonie avec l’évangile de paix et récolter les riches récompenses de ses grandes bénédictions.
–Les frères de la Conférence Générale
Sabbat, 5 juillet 2008
1 - « Dieu vit que cela était bon »
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur coeur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. » (Ecclésiaste 3 : 11).
LA DIGNITÉ ORIGINELLE DE L’HOMME
1. Quel était le plan de Dieu dans la création de l’homme ? Selon la ressemblance suprême de qui fut-il fait ? Genèse 1 : 26, 27.
« L’homme est sorti parfait des mains de son Créateur. Le fait qu’il subsiste
encore après six mille ans de péché et de maladie témoigne éloquemment
de la force de résistance qui lui a été impartie au moment de la création.
Bien que les antédiluviens se soient adonnés au péché sans restriction, il fallut près de deux mille ans avant que les résultats de la transgression des lois naturelles devinssent apparents. Si Adam n’avait pas eu plus de vigueur physique que les hommes de nos jours, il y a longtemps que l’humanité aurait disparu de la terre. » – Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 139.
2. Quelle noble dignité caractérisait l’existence et la vie de l’homme ? Ecclésiaste 7 : 29.
« Créés pour être ‘l’image et la gloire de Dieu’ (1 Corinthiens 11 : 7), Adam et Eve avaient reçu des dons à la mesure de leur haute destinée. Par leur grâce et leur équilibre, leurs beaux traits réguliers, leur visage rayonnant de santé, de joie et d’espoir, ils ressemblaient de toute évidence à leur Créateur. Mais cette ressemblance n’était pas seulement physique. Chacune des facettes de leur esprit et de leur âme reflétait la gloire de Dieu. Adam et Eve, dotés de hautes qualités intellectuelles et spirituelles, n’étaient qu’ ‘un peu inférieur[s] aux anges’ (Hébreux 2 : 7) ; aussi pouvaient-ils non seulement reconnaître les merveilles manifestes de l’univers, mais aussi saisir les responsabilités et les engagements moraux qui leur incombaient. » – Education, pp. 23, 24.
« Dieu fit l’homme droit ; il lui donna de nobles traits de caractère, sans aucune tendance au mal. Il le dota de pouvoirs intellectuels élevés, et l’encouragea le plus possible à rester fidèle. L’obéissance, parfaite et perpétuelle,était la condition du bonheur éternel. A cette condition il pouvait avoir accès à l’arbre de vie. » – Conflict and Courage, p. 13.
RELATION INTIME AVEC DIEU
3. Quelle relation intime existait au commencement entre Dieu et l’homme ? Genèse 3 : 8-11, 21.
« Lorsqu’il était dans son état d’innocence, Adam avait joui d’une communion étroite, libre et heureuse avec son Créateur. Après le péché, Dieu devait entrer en contact avec l’homme par le moyen de Jésus et de ses anges. » – L’histoire de la rédemption, p. 48.
« C’est par une communion directe avec Dieu que s’instruisaient Adam et Eve ; ils apprirent à le connaître à travers ses oeuvres. Toute création était, dans sa perfection initiale, expression de la pensée divine. La nature offrait aux yeux d’Adam et Eve d’innombrables exemples de la sagesse divine. Mais, par la désobéissance, toute connaissance de Dieu par une communion directe devint impossible à l’homme, toute connaissance de Dieu à travers ses oeuvres mêmes lui devint difficile. » – Education, p. 19.
LA PAIX AUSSI DANS LE RÈGNE ANIMAL
4. Quelle relation existait au commencement entre l’homme et les animaux ? Puisque l’homme avait été fait maître de toutes les formes de vie sur la terre, était-ce le plan de Dieu que l’homme doive tuer les animaux et s’en serve pour lui-même ? Genèse 2 : 19, 20 ; 1 : 29.
« S’ils restaient fidèles à Dieu, Adam et sa compagne gouverneraient la terre, investis d’une autorité suprême sur tous les êtres vivants. Le lion et l’agneau jouaient paisiblement autour d’eux, ou se couchaient côte à côte à leurs pieds. Au-dessus de leur tête, les oiseaux voltigeaient sans crainte. A leur ramage, vraie action de grâces à l’adresse du Père et du Fils, nos premiers
parents unissaient leur voix.
« …Ils parlaient avec les fleurs, les feuilles et les arbres, et comprenaient les secrets de leur existence. Depuis le puissant léviathan se jouant dans les eaux jusqu’au ciron imperceptible flottant dans un rayon de soleil, toutes les créatures vivantes leur étaient familières. A chacune, Adam avait donné un nom. Il connaissait sa nature et ses habitudes. » – Patriarches et Prophètes, pp. 27, 28.
5. Est-ce que la loi de la jungle – que les animaux les plus forts pouvaient tuer et manger les plus faibles – existait en ce temps ? Quel merveilleux rapport Dieu donna-t-il à la fin de la création ? Genèse 1 : 24, 25, 30, 31.
Lors de la traduction de Genèse 1 : 24, 25, certaines versions utilisèrent les termes « animaux sauvages » ou « bêtes sauvages », ce qui peut donner une fausse idée que Dieu créa des bêtes féroces et méchantes. Il est important
de souligner que cela ne peut être ainsi, parce qu’à la fin du verset 25 il est écrit l’affirmation : « Dieu vit que cela était bon. » Dans ces versets sont mentionnés les genres d’animaux : bétail, reptiles, et animaux de la terre. Le premier groupe est le bétail domestique ; le second, les reptiles en général, et le troisième groupe, les animaux qui errent librement dans les champs ou la jungle. Par conséquent, en Eden il n’y avait pas de bêtes féroces ni méchantes, mais seulement des animaux domestiques, des reptiles et des bêtes errant librement. Pour cette raison, d’autres versions n’utilisent pas les termes « animaux sauvages » ni « bêtes sauvages », mais simplement « animaux de la terre. » La même expression « animaux de la terre » est utilisée aussi dans Genèse 2 : 19, 20 ; 3 : 1 et là nous pouvons aussi comprendre que ce n’étaient pas des bêtes méchantes (Voir Bible Commentary, vol. 1, commentaires sur Genèse 1 : 24, 25).
« Le mort ne devait pas entrer en Eden. » – Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 95.
« Les animaux se nourrissent de céréales et d’autres végétaux. …Dieu a donné à nos premiers parents des fruits dans leur état naturel. Il a chargé Adam de garder le jardin d’Eden, de le cultiver et d’en prendre soin. Il lui dit : ‘Ce sera votre nourriture.’ Un animal ne devait pas en détruire un autre pour produire de la nourriture. » – Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 474.
L’INVITATION FAITE À PROPOS QUE DIEU NOUS ADRESSE
6. Quelle sainte invitation est par conséquent donnée aujourd’hui à chacun d’entre nous ? 1 Thessaloniciens 5 : 13.
« Un Chrétien ne poursuivra pas un genre de vie plein de querelles et de disputes même avec les plus méchants et les plus incrédules. Comme il est mal de permettre cet esprit parmi ceux qui croient à la vérité et qui cherchent la paix, l’amour et l’harmonie ! Paul dit : ‘Soyez en paix entre vous.’ » – Testimonies
for the Church, vol. 2, p. 163.
« Dieu est en train de sortir un peuple du monde pour le placer sur la plate-forme la plus exaltée de la vérité éternelle : les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Il veut discipliner et préparer ses enfants. Ils ne seront pas en désaccord, l’un croyant une chose et l’autre ayant une foi et des opinions totalement opposées ; ou chacun agissant indépendamment du corps. Par la diversité des dons et des ministères qu’il a donnés à l’Eglise, tous peuvent parvenir à l’unité de la foi. Si un homme adopte des points de vue sur la Bible sans considérer l’opinion de ses frères, et justifie sa conduite en affirmant qu’il a le droit de professer ses propres opinions particulières, pour ensuite les imposer aux autres, comment la prière de Christ pourra-t-elle s’accomplir ? Et si un autre, et un autre se lèvent, et chacun réclame le droit de croire et de parler de ce qui lui plaît sans référence à la foi du corps, où sera l’harmonie qui exista entre Christ et son Père, et que Christ réclama aussi dans sa prière pour ses frères ? » – Témoignages pour les pasteurs, p. 8.
7. La paix est-elle un produit spontané de la nature humaine pécheresse ? Qu’est-ce qui nous est demandé afin de l’atteindre ? 1 Thessaloniciens 4 : 11 ; Hébreux 12 : 14.
« Les traits de caractère désagréables, qu’ils soient héréditaires ou cultivés,
devraient être examinés séparément, et comparés avec la grande règle de justice ; et à la lumière qui reflète de la parole de Dieu, on devrait fermement
y résister et les vaincre, par la puissance de Christ. ‘Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur.’ » – Fundamentals of Christian Education, p. 136.
« Ne donnons pas l’impression que les chrétiens sont des gens sombres et malheureux. Les yeux fixés sur Jésus, nous verrons un Rédempteur plein de compassion, et nous serons éclairés par la lumière de sa face. Où son esprit règne la paix abonde. Et il y aura de la joie, produit d’une sereine et sainte confiance en Dieu. » – Jésus-Christ, p. 137.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Un jour dans le ciel. La joie d’une journée passée dans le ciel nous récompensera
de toutes nos souffrances et de tous nos problèmes dans ce monde. Nous trouvons une telle illustration inspirée dans le rapport écrit par M. Earl D. Sims quand, après avoir été missionnaire dans un pays de l’Est pendant seize ans, il retourna à la maison de son enfance.
« Après de nombreuses années de dur labeur dans un pays étranger, souffrant de nombreuses privations et de dangers, vivant isolé de tous les autres missionnaires durant une période de guerre, sans pouvoir satisfaire même les besoins élémentaires de la vie, je rentrai chez moi pour voir ma vieille mère et les autres membres de ma famille.
Après avoir voyagé plusieurs semaines en bateau et quelques jours en train, j’arrivai dans ma ville natale. En descendant du train je rencontrai ma soeur, que je n’avais pas vue depuis plusieurs années, et qui n’était plus une enfant, mais une jeune fille de vingt ans ; je ressentis une joie ineffable.
Alors que nous nous approchions de chez nous, je vis ma mère qui se tenait à la porte et attendait avec impatience. Je courus l’embrasser. Oh quel bonheur d’être à nouveau à la maison avec ma chère mère qui me donna la vie ! Ceci compensa toutes les souffrances et la tristesse de mon coeur au cours des seize années que nous avions été séparés. »
Quand je lis ces mots, je me souviens ce que signifie le ciel pour ceux qui ont travaillé et souffert dans ce monde. « Un jour dans le ciel sera une récompense
suffisante pour toutes les vicissitudes de la vie au service de Dieu. » Vraiment, la présence de Dieu, l’amour de Jésus-Christ, la compagnie des anges et des rachetés de tous les temps et la paix du paradis sècheront toutes les larmes et consoleront tous les coeurs pour toujours.
Sabbat, 12 juillet 2008
2 - Faisant face aux conséquences du péché
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Cueille-t-on des raisins sur des épines ou des figues sur des chardons ? » Matthieu 7 : 16.
« Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit, moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. » Galates 6 : 8.
LE RÉSULTAT DU PÉCHÉ DANS LE PREMIER HOMME
1. Comment les conséquences de son péché furent-elles illustréesà Adam ? Cela a-t-il affecté seulement sa vie ou aussi les relations dans la société et dans la nature ? Genèse 3 : 17-19.
« Dieu maudit la terre à cause du péché commis par Adam et Eve qui avaient mangé de l’arbre de la connaissance, et il dit : ‘Tu auras beaucoup de peine à en tirer ta nourriture pendant toute ta vie.’ Il leur avait prodigué le bien et voilé le mal. Désormais, ils allaient continuer à en manger, c’est-à-dire à côtoyer le mal tous les jours de leur vie.
« Dès lors, la race humaine allait être harcelée par les tentations de Satan. Aux occupations paisibles qui lui avaient été assignées, allaient succéder les soucis et le labeur quotidien, les déceptions ; les chagrins, la souffrance, et finalement la mort. L’homme et la femme avaient été faits avec la poussière de la terre, et ils retourneraient à la poussière. » – L’histoire de la rédemption, pp. 37, 38.
« En la créant, Dieu avait fait Eve égale à Adam. S’ils étaient restés obéissants à Dieu, en harmonie avec sa grande loi d’amour, l’accord le plus parfait n’eût cessé d’exister entre eux. Mais le péché avait engendré la discorde. … » – Patriarches et Prophètes, p. 36.
2. Qu’est-ce qui est déjà rapporté au sujet du premier être humain né à nos ancêtres dans ce monde ? Genèse 4 : 8-11.
« Satan est le parent de l’incrédulité, du murmure, et de la rébellion. Il remplit Caïn de doute et de démence contre son frère innocent, et contre Dieu parce que son sacrifice fut refusé et que celui d’Abel fut accepté. Et il tua son frère dans sa démence. » – Confrontation, p. 23.
« Quand Caïn, animé par l’esprit du Malin, vit qu’il ne pouvait dominer Abel, il s’emporta à tel point qu’il lui donna la mort. Et partout où des hommes oseront revendiquer la loi de Dieu, on verra le même esprit s’élever contre eux. …
« Mais Caïn ne vivra que pour s’endurcir, pour fomenter la révolte contre l’autorité divine, et pour devenir le chef d’une race de pécheurs effrontés et intraitables. Poussés par Satan, cet apostat deviendra un meneur dont l’influence et l’exemple contribueront à démoraliser la société et à propager à tel point la corruption et la violence, que la destruction du monde deviendra nécessaire. » – Patriarches et Prophètes, pp. 53, 54.
IMAGE DES SIÈCLES SUIVANTS
3. Pouvez-vous imaginer et décrire les conditions existantes
morales et spirituelles quelques générations plus tard ? Genèse 6 : 11, 12, 5, 3, 13.
« Nos contemporains ont été comparés aux antédiluviens. La méchanceté des habitants de l’ancien monde a été mise à jour clairement : ‘L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées
de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.’ (Genèse 6 : 5.) Dieu en eut assez de ces gens uniquement préoccupés de leurs plaisirs et de la satisfaction de leurs coupables désirs. Ils ne cherchaient pas conseil auprès de leur Créateur et ne se souciaient pas de se conformer à sa volonté.
Dieu leur reprochait de s’abandonner continuellement à l’imagination de leurs coeurs et de faire régner la violence dans le pays. » – Messages choisis, vol. 2, p. 171.
« La satisfaction d’un appétit perverti constitua le péché dominant qui déchaîna les passions des antédiluviens et amena la corruption générale. La violence et l’impiété s’élevèrent jusqu’au ciel. Finalement le déluge balaya cette corruption morale de la surface de toute la terre. » – Conseils sur la nutrition et les aliments, p. 172.
4. Quels terribles massacres d’êtres innocents furent parfois ordonnés ? Exode 1 : 15, 16, 22. (Pour une étude plus approfondie
lire : 1 Samuel 22 : 16, 19 ; Matthieu 2 : 16.)
« Le roi ordonna que les enfants mâles fussent massacrés à leur naissance.
Satan était le promoteur dans ces actions. Il savait qu’un libérateur devait paraître parmi les Hébreux pour les sauver de l’oppression. Il pensait que s’il pouvait inciter le roi à détruire les enfants mâles, le dessein de Dieu échouerait. …Alors que le roi d’Egypte fut informé qu’on n’avait pas obéi à son ordre il fut très furieux. Il rendit alors son ordre plus pressant et l’étendit. Il chargea tous ses gens de veiller avec rigueur, disant, ‘Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.’ » – Spirituel
Gifts, vol. 3, pp. 179, 180.
« …Saul avait un tel esprit de jalousie, de haine, et de meurtre, qu’il désirait que le rapport soit vrai. La déclaration partielle et exagérée du chef des gardiens, fut adaptée pour être utilisée par l’adversaire de Dieu et de l’homme. Elle fut présentée à l’esprit de Saül sous un tel angle que le roi perdit tout contrôle de lui-même, et agit comme un fou. S’il avait attendu calmement jusqu’à entendre toute l’histoire, et s’il avait exercé ses facultés de raisonnement, combien différent aurait été le rapport atroce des évènements de ce jour-là ! » (ST 21 septembre 1888). – Seventh-day Adventist Bible Commentary,
vol. 2, p. 1020.
LES RACINES DE DISSENSION ET DE VIOLENCE
5. Selon la parole de Dieu, quelles sont les origines des querelles, de la violence, du terrorisme et de la guerre avec toutes ses horreurs ? 1 Pierre 2 : 11 ; Jacques 4 : 1. (Pour une étude plus approfondie lire : Romains 7 : 23 ; Proverbes 15 : 18.)
« La volonté de Dieu est la loi des cieux. Aussi longtemps que cette loi était la règle de vie, toute la famille de Dieu était sainte et heureuse. Mais quand on désobéit à la loi divine, alors l’envie, la jalousie, et les dissensions furent introduites, et une partie des habitants du ciel se pervertit. » – Child Guidance, p. 79.
« Il [Satan] fait ses délices de la guerre qui excite les pires passions, puis il précipite dans l’éternité ses victimes ivres de vices et de sang. Il incite les nations à la guerre afin d’empêcher les hommes de se préparer à subsister au jour de Dieu. » – La tragédie des siècles, p. 638.
« L’influence du démon s’emploie constamment à distraire les sens, à diriger l’esprit vers le mal, à inciter à la violence et au crime ; elle affaib
lit le corps, elle obscurcit l’intelligence, elle avilit l’âme. Chaque fois que les hommes rejettent l’appel du Sauveur, ils se placent sous l’influence de Satan. C’est ce que font les foules de gens dans tous les domaines de la vie, dans les affaires, au sein des familles, même de l’église. C’est pour cela que la violence et le crime sont répandus sur la terre et que les ténèbres morales couvrent, ainsi qu’un drap mortuaire, les demeures des hommes. Par des tentations subtiles, Satan entraîne les hommes toujours plus avant dans le mal, jusqu’à ce qu’il en résulte une corruption et une ruine totales. Contre sa puissance il n’existe qu’une sauvegarde : la présence de Jésus. … Son Esprit développe en l’homme tout ce qui ennoblit le caractère et confère de la dignité à la nature. » – Jésus-Christ, pp. 332, 333.
LES RELATIONS DE DIEU AVEC LES HOMMES INDIGNES
6. Bien que les hommes soient si corrompus et si indignes, comment l’Eternel réagit avec nous ? Est-ce qu’il nous satisfait
et nous récompense d’après nos mérites ? Psaumes 130 : 3 ; 103 : 9, 10. (Pour une étude plus approfondie lire : Ezéchiel 20 : 44.)
« Dieu fait preuve de bienveillance, de tendre pitié, et d’abondante miséricorde.
Il connaît nos besoins et nos faiblesses, et il nous aidera dans nos infirmités
si seulement nous avons confiance en lui et croyons qu’il nous bénira et fera de grandes choses pour nous. » – Testimonies for the Church, vol. 4, p. 67.
« Tandis que le Seigneur étend à tout le monde son invitation à venir à lui et à être sauvé, il commissionne ses anges à apporter l’aide divine à toute âme qui vient à lui avec un coeur repentant et contrit, et il se manifeste personnellementà travers son Saint-Esprit au milieu de son Eglise. » – Témoignages pour les pasteurs, p. 1.
7. Comment l’Eternel traite-il avec les pécheurs et les êtres indignes que nous sommes ? Néhémie 9 : 31 ; Psaume 78 : 38. (Pour une étude plus approfondie lire : Psaume 103 : 2-4.)
« Mais Il pardonne les péchés et cela pleinement. Il n’y a pas de péchés qu’il ne pardonnera en et à travers le Seigneur Jésus-Christ. C’est la seule espérance du pécheur, et s’il demeure ici dans une foi sincère, il est sûr du pardon et cela pleinement et gratuitement. Il n’y a qu’un canal et il est accessible à tous, et à travers ce canal un pardon riche et abondant attend le péni
tent à l’âme contrite et les péchés les plus secrets sont pardonnés. » – The Faith I Live By, p. 102.
« Quand Moïse a demandé au Seigneur de lui révéler sa gloire, celui-ci a déclaré : ‘Je ferai passer devant ta face toute ma bonté’. ‘L’Eternel passa devant lui en proclamant : l’Eternel, l’Eternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance, et en fidélité, qui conserve sa bienveillance jusqu’à mille générations, qui pardonne la faute, le crime et le péché, mais qui ne tient pas (le coupable) pour innocent […] Moïse s’empressa de s’incliner à terre et de se prosterner.’ (Exode 33 : 19 ; 34 : 6-8.) Quand nous comprendrons, comme Moïse, le caractère divin, nous aussi, nous nous empresserons de nous prosterner, adorant et louant. » – Conseils aux éducateurs,
aux parents et aux étudiants, p. 26.
COMPORTEMENT DES ENFANTS DE PAIX
8. Quelle devrait être par conséquent notre réponse en cas de provocation et d’offense ? Matthieu 5 : 9 ; Proverbes 15 : 1 ; Genèse 13 : 8.
« Parler en mal est une double malédiction, retombant plus lourdement sur celui qui parle que sur celui qui entend. Celui qui répand les graines de dissensions et de querelles récolte dans sa propre âme les fruits mortels. Combien
misérable est le rapporteur, celui qui soupçonne le mal ! Il ne connaît pas le vrai bonheur.
« ‘Heureux ceux qui procurent la paix.’ La grâce et la paix demeurent sur ceux qui refusent de se joindre aux coups de langues. Quand les marchands de scandales passent d’une famille à l’autre, ceux qui craignent Dieu seront des chastes gardiens chez eux. Le temps qui est si souvent pire que gaspillé en bavardage sans fondement, frivole et médisant devrait être accordé à des fins plus élevées et plus nobles. Si nos frères et soeurs devenaient des missionnaires
pour Dieu, rendant visite aux malades et aux affligés, et travaillant patiemment et gentiment pour ceux qui errent, – bref, s’ils voulaient bien imiter le Modèle, – l’église prospérerait dans tous ses aspects. » – Testimonies for the Church, vol. 5, p. 176.
« ‘Heureux ceux qui procurent la paix. » Matthieu 5 : 9. Celui qui a l’esprit doux et humble de Christ procurera la paix. Un tel esprit ne provoque aucune querelle, ne rend aucune réponse furieuse. Il rend le foyer heureux, et apporte une douce paix qui bénit tout l’entourage. » – L’histoire de Jésus, p. 62.
« Cramponnez-vous à celui qui a tout pouvoir au ciel et sur la terre. Si souvent
qu’il vous arrive de manquer de patience et de calme, n’abandonnez pas la lutte. Prenez une nouvelle décision, plus ferme que jamais, d’être patient, malgré toutes les causes de ressentiment. Ne détournez jamais les yeux de votre divin Modèle. » The Review and Herald, 31 octobre 1907 – Messages à la Jeunesse, p. 134.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Comment pouvons-nous obtenir la victoire ? Un homme se perdit dans le désert et pendant plusieurs jours et plusieurs nuits il fut complètement désorienté. Il se demandait anxieusement, « Quand vais-je mourir de faim ? » Le soleil brillait impitoyable sur lui et il se sentait fiévreux. Puis quand suite à sa grande fatigue, il réussissait à dormir pendant un temps, il rêvait d’eau, d’oranges et de dattes. Puis il se réveillait pour une souffrance plus grande et continuait à marcher en titubant.
Soudain, il vit une oasis au loin. « C’est certainement un mirage, » pensa-t-il, « une illusion optique essayant de me tromper et me plonger dans le désespoir,
puisqu’il n’y a rien. » Mais alors qu’il se rapprochait de l’oasis, au lieu de disparaître, celle-ci devenait de plus en plus réelle. Il pouvait voir les palmiers
dattiers, l’herbe verte, et l’eau jaillissant des rochers. « Cela peut-être aussi bien sûr, une hallucination de mon esprit à moitié fou » pensa-t-il. « De telles fantaisies existent dans ma condition. Voilà que j’entends même l’eau qui jaillit ! Comme la nature peut être cruelle ! » Alors qu’il pensait ainsi, il s’effondra et mourut, maudissant silencieusement l’absurdité de la vie.
Une heure plus tard, deux Bédouins le trouvèrent. « Peux-tu comprendre une chose pareille ? » dit l’un à l’autre. « Les dattes poussent presque à la portée de sa bouche – il n’avait qu’à tendre la main – mais il est tombé là, près de la source, au milieu de cette belle oasis, mort de faim. Comment est-ce possible ? ! »
Tant de gens font confiance à leur propre force et n’atteignent rien. Ils ne cherchent pas l’aide de Dieu. Nombreux sont ceux qui pensent trouver la paix et le repos par eux-mêmes. Mais seul le Seigneur, qui est si près de nous, peut nous donner la paix, et cela plus abondamment et plus rapidement que nous pouvons imaginer !
Sabbat, 19 juillet 2008
3 - La guerre et les promesses de paix
PENSÉE D’INTRODUCTION
« L’Eternel est pour moi, je ne crains rien : que peuvent me faire les hommes ? » Psaume 118 : 6.
« Je me glorifierai en Dieu, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ? » Psaume 56 : 5.
LES ATTAQUES DES ENNEMIS ET LA PROTECTION DE DIEU
1. Quelle fut la grande promesse de Dieu à son peuple en cas d’attaques par ses ennemis ? Esaïe 41 : 12 ; 54 : 17.
2. Avons-nous des exemples dans l’histoire d’Israël que quelque chose de si crucial eut vraiment lieu ? Etait-ce nécessaire dans de tels cas pour les individus de se défendre personnellement avec leur propre force ? Exode 14 : 13, 14, 25, 30, 31. (Pour une étude plus approfondie lire : 2 Rois 6 : 18-22 ; 7 : 6 ; 19 : 35.)
« Afin de manifester sa puissance, et pour humilier d’une façon éclatante l’orgueil des oppresseurs de son peuple, Dieu, dans sa sagesse, avait conduit Israël entre une mer et une enceinte de montagnes. Il aurait pu le sauver d’une toute autre manière. Mais ce moyen donnait à son peuple l’occasion de prouver sa foi et de manifester sa confiance en Dieu. Tout fatigué et terrifié que fût Israël, s’il avait alors refusé d’avancer, sur l’ordre de Moïse, Dieu ne lui aurait pas ouvert une voie de salut. ‘C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge, comme une terre sèche.’ (Hébreux 11 : 29.) En s’avançant jusqu’au bord de l’eau, ils montrèrent leur confiance en la parole de Dieu prononcée par Moïse. Après qu’ils eurent fait ce qui dépendait d’eux, le Puissant d’Israël partagea la mer pour leur ouvrir un passage. » – Patriarches et Prophètes, pp. 260, 261.
CONSIDÉRANT LES PROMESSES DE DIEU
3. Les promesses de Dieu étaient-elles absolues ou conditionnelles
? Deutéronome 28 : 1, 2, 7. ((Pour une étude plus approfondie
lire : Esaïe 1 : 19, 20 ; Psaume 81 : 13, 14 ; 1 Samuel 12 : 24, 25.)
« Souvenons-nous que les promesses de Dieu – tout comme ses avertissements– sont conditionnelles. » – Evangéliser, p. 620.
« Les promesses de Dieu sont conditionnelles. Afin de pouvoir nous bénir, nous devons faire notre part. Nous ne pouvons espérer que toutes ses bénédictions
viennent à nous naturellement, si nous nous croisons les mains dans l’inactivité. Nous devons collaborer avec Dieu. » – Peters’ Counsel to Parents, p. 25.
« L’Eternel ne leur a jamais ordonné ‘d’aller combattre’. Ce n’était pas son objectif qu’ils obtiennent le pays par la guerre, mais par une stricte obéissanceà ses commandements. » – Patriarchs and Prophets, p. 392.
« Dieu leur avait promis que s’ils obéissaient à sa voix, il les précéderait, combattrait pour eux et enverrait des frelons pour chasser les habitants du pays. » – Patriarches et Prophètes, p. 417.
« Dans le pays de Canaan, le peuple de Dieu devait avoir une place unique pour se rassembler, où, trois fois chaque année ils pourraient tous se rencontrer
pour adorer Dieu. Alors qu’ils obéiraient aux lois divines, ils recevraient la bénédiction divine. Dieu ne ferait pas disparaître les nations idolâtres. Il leur donnerait l’opportunité de le connaître à travers son église. L’expérience de son peuple au cours des quarante années de leurs pérégrinations dans le désert devait être l’étude de ces nations. Les lois et le royaume de Dieu devaient s’étendre à toute la terre, et son peuple doit être connu comme le peuple du Dieu vivant. » – Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 2, pp. 998, 999.
4. Quelles autres promesses de paix, de justice et de bénédictions
ont le même caractère ? Esaïe 48 : 18 ; Deutéronome 5 : 29.
« Marcher dans la voie des commandements divins c’est avancer en compagnie
du Christ et jouir du repos dans son amour. …
« Prendre au mot le Christ, lui confier la garde de son âme, ordonner sa vie à sa volonté, c’est trouver paix et quiétude. Rien au monde ne peut attrister celui que Jésus réjouit par sa présence. Soumission complète assure repos parfait. Le Seigneur dit : ‘A celui dont le coeur est ferme tu assures la paix,
une paix parfaite, parce qu’il se confie en toi.’ (Esaïe 26 : 3.) Nos vies peuvent
ressembler à un écheveau embrouillé ; si nous confions nos personnes au Maître Ouvrier il en fera sortir la vie et le caractère exemplaires qui serviront à sa gloire. Or le caractère formé à l’image glorieuse du caractère du Christ sera accueilli dans le Paradis de Dieu. Une race renouvelée marchera avec lui, de blanc vêtue, car elle en est digne. » – Jésus-Christ, pp. 322, 323.
CONSÉQUENCES DES ÉCHECS HUMAINS
5. Les gens ont-ils vécu en tout temps en harmonie avec l’idéal et les exigences de Dieu, se réjouissant en sa présence ? Dans de tels cas, était-il avec eux les défendant de leurs ennemis sans leur intervention ? Deutéronome 1 : 30-32 ; Josué 7 : 12 ; Psaume 60 : 12. (Pour une étude plus approfondie
lire : Psaume 44 : 11, 12 ; Deutéronome 1 : 42.)
« Un lingot d’or dissimulé et un manteau babylonien troubla tout le camp d’Israël. La désapprobation de Dieu fut sur le peuple à cause du péché d’un seul homme. Des milliers furent tués sur le champ de bataille parce que Dieu ne voulait pas bénir ni ne voulait faire prospérer un peuple parmi lequel il y avait même un seul pécheur, un qui avait transgressé sa parole. Ce pécheur n’était pas dans une fonction sainte, néanmoins un Dieu jaloux ne pouvait se joindre aux armées d’Israël tandis que ces péchés dissimulés étaient dans le camp. » – Testimonies for the Church, vol. 3, p. 239.
« Dieu abandonne-t-il son peuple sans cause ? Non ; il dit à Josué qu’il avait une oeuvre à faire avant qu’il puisse être répondu à sa prière. ‘Israël a péché ; ils ont transgressé mon alliance que je leur ai prescrite, ils ont pris des choses dévouées par interdit, ils les ont dérobées et ont dissimulé.’ Il déclare : « Je ne serai plus avec vous, si vous ne détruisez par l’interdit du milieu de vous.’ » – Ibid, p. 520.
6. A cause de leur désobéissance, de leur rébellion et leur apostasie,
qu’arrivait-t-il souvent au peuple de Dieu ? 1 Samuel 12 : 9-11 ; Luc 21 : 20-22. (Pour une étude plus approfondie lire : 1 Rois 8 : 44-46 ; Esaïe 42 : 24, 25.)
« En mettant le comble à leur endurcissement, les Juifs avaient forgé leurs propres chaînes. La destruction de leur nation et tous les maux qui suivirent
leur dispersion ne furent que le fruit de leurs oeuvres. Le prophète l’avait dit : ‘ce qui cause ta ruine, Israël, c’est que tu as été contre moi’, ‘car
tu es tombé par ton iniquité.’ (Osée 13 : 9 ; 14 : 1.) Maints auteurs citent les souffrances du peuple juif comme l’accomplissement d’un décret divin. Par cette erreur, le grand séducteur s’efforce de masquer son oeuvre. C’est à cause de leur mépris obstiné de la miséricorde et de l’amour divins que les Juifs s’étaient aliéné la protection du ciel et que Satan avait pu les dominer. Les cruautés inouïes dont ils se rendirent coupables durant le siège de Jérusalem démontrent la façon dont Satan traite ceux qui se soumettent à lui.
« Nous comprenons peu combien nous sommes redevables au Seigneur de la paix et de la protection dont nous jouissons. C’est la puissance de Dieu qui préserve l’humanité de tomber entièrement entre les mains de Satan. Les désobéissants et les ingrats feraient bien de le remercier de la patience et de la miséricorde avec lesquelles il tient en échec la cruauté du Malin. C’est lorsqu’on dépasse les bornes de sa longanimité, qu’il retire sa protection. Ce n’est pas Dieu qui exécute la sentence qui suit la transgression. Il se borne à abandonner à eux-mêmes les contempteurs de sa grâce, qui récoltent alors la moisson de leurs semailles. » – La tragédie de siècles, p. 36.
7. Qu’arrive-t-il, d’autre part, quand nos voies sont agréables à l’Eternel ? Proverbe 16 : 7 ; Genèse 31 : 24. (Pour une étude plus approfondie lire : 2 Chroniques 17 : 10 ; Romains 8 : 13.)
« J’ai été instruite de vous dire : Agissez prudemment, faisant toujours ce que l’Eternel commande. Avancez courageusement, certains que l’Eternel sera avec ceux qui l’aiment et le servent. Il agira en faveur de son peuple qui garde son alliance. Il ne tolérera pas qu’ils deviennent un objet de mépris. …
« Je vous assure que si vous agissez bien, Dieu fera que vos ennemis soient en paix avec vous. Il vous défendra et vous fortifiera. Engagez-vous avec Dieu que vous garderez bien vos paroles. » – Testimonies for the Church, vol. 7, pp. 242, 243.
« L’obéissance à la loi divine est, en effet, d’une grande efficacité. Lorsqu’on se conforme à ses exigences, une transformation merveilleuse s’opère qui procure
la paix aux hommes de bonne volonté. Si les enseignements de la Parole de Dieu dirigeaient la vie de tout homme et de toute femme, si leur esprit et leur coeur étaient contrôlés par sa puissance bienfaisante, les maux dont souffrent la vie nationale et la vie sociale disparaîtraient. De chaque foyer se dégagerait une influence qui fortifierait les individus dans leur vie spirituelle et morale, de sorte que les nations seraient dans les meilleures conditions possibles. » – Prophètes et Rois, p. 144.
8. Au lieu de devenir déconcertés et de faire des fautes, comment
devrions-nous faire face aux problèmes, à l’opposition et aux difficultés ? Qu’est-ce qui est possible par la foi en l’Eternel ? Hébreux 11 : 33 ; 11 : 30. (Pour une étude plus approfondie lire : Juges 7 : 20-22.)
« L’humanité s’enlisant de plus en plus dans le mal, aucun d’entre nous ne peut prétendre qu’il n’aura jamais de difficultés. Ce sont précisément elles qui nous amènent à pénétrer dans la salle d’audience du Très-Haut, où nous pouvons recevoir les conseils de celui qui est infini en sagesse.
« Le Seigneur nous dit : ‘Invoque-moi au jour de la détresse.’ (Psaume 50 : 15.) Il nous invite à l’implorer avec zèle et à lui confier notre perplexité, notre dénuement et le besoin que nous éprouvons de recevoir son aide. Dès que surviennent les difficultés, présentons-lui nos requêtes avec ferveur. Par l’importunité de nos prières, nous démontrerons que nous avons pleine confiance en lui. Le sentiment de notre indigence nous incite à prier ardemment,
et notre Père céleste est ému par nos supplications. » – Les paraboles de Jésus, p. 144.
ILLUSTRATION POUR NOUS
La paix est-elle possible au milieu des rumeurs de guerre et de dangers ? Un concours de peinture fut organisé sur le sujet important de la « Paix » et différents tableaux furent présentés. L’un représentait un matin calme, un autre un paisible coucher de soleil, et d’autres des scènes similaires. Néanmoins
le prix fut attribué à un tableau qui représentait une grande chute d’eau déchaînée, qui, se précipitant sur un escarpement, produisait un nuage épais d’écume et de brume. Et là un rouge-gorge gazouillait avec entrain, restant
paisiblement à côté de son nid sur la branche d’un arbre qui s’avançait juste au-dessus du vacarme de la chute !
La certitude peut s’obtenir et être appréciée non seulement au cours de circonstances favorables, mais spécialement parmi les tempêtes de la vie. Le rouge-gorge était assis sur la branche d’un arbre dont les racines se trouvaient
dans le rocher ; la branche elle-même s’étendait au-dessus des eaux tumultueuses et de la nuée de brume de la chute. Dans cet arbre élevé il demeurait paisiblement dans sa merveilleuse sécurité. Cela devrait-il être différent pour ceux qui sont entourés de problèmes et de dangers, mais qui se confient pleinement dans le Dieu du ciel ?
Sabbat, 26 juillet 2008
4 - L’alliance de paix
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations. » Esaïe 42 : 6.
UNE ALLIANCE ÉTERNELLE
1. Quel a été le désir sacré de Dieu pour son peuple depuis les jours des patriarches ? Genèse 17 : 7, 19.
« La même alliance fut renouvelée avec Abraham lorsque Dieu lui fit la promesse suivante : ‘Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité.’
Genèse 22 : 18. Cette promesse, Abraham le savait, se rapportait au Fils de Dieu. C’est du Sauveur qu’il attendait le pardon de ses péchés, et ce fut cette foi que Dieu lui ‘imputa à justice’. (voir Galates 3 : 8, 16.) Cette alliance avec Abraham maintenait l’autorité de l’obligation de la loi morale, car Dieu avait dit au patriarche : ‘Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre.’ (Genèse 17 : 1.) Et il lui rendit ce témoignage : ‘Abraham a obéi à ma voix, et a observé ce que je lui avais ordonné, mes commandements,
mes préceptes et mes lois.’ (Genèse 26 : 5.) Or, cette alliance était pour tous les temps : ‘Je ferai mon alliance avec toi, lui avait dit l’Eternel, et avec ta postérité après toi, d’âge en âge ; ce sera une alliance perpétuelle, en sorte que je serai ton Dieu, et celui de ta postérité après toi. (Genèse 17 : 7.) » – Patriarches et Prophètes, pp. 346, 347.
2. Quel témoignage plein d’espérance donna David plusieurs siècles après ? 1 Chroniques 16 : 15-17.
« Que ceux qui sont oppressés sous un sentiment du péché se souviennent qu’il y a de l’espoir pour eux. Le salut du genre humain a toujours été l’objet
des conciles du ciel. L’alliance de miséricorde fut faite avant la fondation du monde. Elle a existé de toute éternité, et elle s’appelle l’alliance éternelle. Aussi sûrement qu’il n’y eut jamais de temps où Dieu ne fut, aussi sûrement il n’y eut jamais un moment où ce n’était pas le plaisir de l’esprit éternel de manifester sa grâce à l’humanité. » – Seventh-day Adventist Bible Commentary,
vol. 7, p. 934.
L’ALLIANCE DE PAIX DE DIEU
3. Qu’est-ce qui fut révélé au sujet du caractère de Dieu quand il établit l’alliance éternelle avec les patriarches et l’ancien Israël ? Esaïe 54 : 10, 13.
« Dans toutes nos épreuves nous avons un Assistant qui ne nous fait jamais défaut. Il ne nous laisse pas seuls à lutter contre la tentation, à combattre
le mal, pour être enfin écrasés par les soucis et les douleurs. Bien qu’il reste caché aux yeux des mortels, sa voix pénètre en nous par l’oreille de la foi : ‘Sois sans crainte. …Je suis le Vivant. J’étais mort, et me voici vivant aux siècles des siècles. (Apocalypse 1 : 18.) J’ai connu vos luttes, j’ai affronté vos tentations. Je connais vos douleurs intimes qu’on ne confie à aucune oreille humaine. Ne pensez pas que vous êtes délaissés et privés de consolations. Même si votre douleur ne fait vibrer les cordes d’aucun coeur sur la terre, regardez à moi et vous vivrez. ‘Quand les montagnes s’effondreraient, quand les collines s’ébranleraient, ma bonté pour toi ne faiblira point, et mon alliance
de paix ne sera pas ébranlée, dit l’Eternel, qui a compassion de toi.’ (Esaïe 54 : 10.) » – Jésus-Christ, pp. 479, 480.
« Au sein de l’ouragan de la colère divine, les croyants seront sans crainte : ‘L’Eternel sera un refuge pour son peuple, une forteresse pour les enfants d’Israël.’ (Joël 3 : 16.) Le jour qui verra la terreur et la destruction des transgresseurs de la loi de Dieu apportera aux fidèles ‘une joie ineffable et glorieuse’. L’Eternel dira alors : ‘Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont scellé leur alliance avec moi par un sacrifice et les cieux proclameront sa justice ; car c’est Dieu lui-même qui va juger.’ (Psaume 50 : 5, 6.)
« … ‘C’est moi, c’est moi qui vous console (Esaïe 51 : 12).’ Car ‘quand les montagnes s’effondreraient, quand les collines s’ébranleraient, ma bonté pour toi ne faiblira point et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée, dit l’Eternel, qui a compassion de toi.’ (Esaïe 54 : 10.) » – Patriarches et Prophètes, pp. 315, 316.
4. L’alliance fut-elle promise à un troupeau dispersé et souffrant d’une nature différente ? Qu’est-ce que cela signifie ? Ezéchiel 34 :25 ; 37 : 26.
« Dieu avait ordonné que Jérusalem fût rebâtie. La vision qui avait trait à la mesure de la ville représentait l’assurance qu’il accorderait les forces et le réconfort à ceux qu’il avait affligés, et qu’il accomplirait les promesses de son alliance éternelle. Sa tendre protection pour les Israélites, déclarait-il, serait comme ‘une muraille de feu tout autour’, et par eux la gloire divine serait révélée à tous les enfants des hommes. Ce que Dieu accomplissait pour son peuple devait être connu par toute la terre.
« ‘Pousse des cris de joie et d’allégresse, habitant de Sion ! Car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël.’ (Esaïe 12 : 6.) » – Prophètes et Rois, pp. 439, 440.
L’ALLIANCE DE PAIX DU SACERDOCE
5. Y eut-il une autre alliance de paix faite par l’Eternel avec certains
de ses serviteurs ? Nombres 25 : 12,13.
« ‘L’Eternel mit à part la tribu de Lévi, pour porter l’arche de l’alliance de l’Eternel, pour se tenir devant l’Eternel afin d’être à son service et pour bénir le peuple en son nom.’ (Deutéronome 10 : 8.) ‘Mon alliance demeurait avec lui, c’était la vie et la paix. Je les lui ai données pour qu’il me craigne, et il a eu pour moi de la crainte, il a tremblé devant mon nom. […] Il a marché avec moi dans la paix et dans la droiture, et il a détourné du mal beaucoup d’hommes.’ (Malachie 2 : 5, 6.) » – Education, p. 170.
6. Quelles bénédictions étaient incluses dans cette alliance ? Quel fut le temps où elle parvint à son accomplissement au cours du ministère lévitique ? Malachie 2 : 5 ; Psaume 119 : 165.
« L’alliance de ‘vie et de paix’ que le Seigneur avait conclue avec les fils de Lévi – alliance qui aurait procuré d’incomparables bienfaits si elle avait été respectée – il offrait de la renouveler avec les anciens conducteurs spirituels.
Ceux-ci s’étaient rendus ‘méprisables et vils aux yeux de tout le peuple’ (Malachie 2 : 5, 9.), par suite de leurs transgressions. » – Prophètes et Rois, p. 535.
ENTRANT DANS L’ALLIANCE DE PAIX
7. A travers qui pouvons-nous entrer dans l’alliance avec Dieu et recevoir toutes ses bénédictions ? Esaïe 42 : 6 ; Esaïe 49 : 7, 8.
« Au sujet de la mission du Messie, voici ce que Dieu avait déclaré : ‘Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai,
et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. Je suis l’Eternel, c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur
aux idoles. Voici, les premières choses se sont accomplies, et je vous en annonce de nouvelles ; avant qu’elles arrivent, je vous les prédis.’ (Esaïe 42 : 6-9.)
« Le Dieu d’Israël devait assurer la délivrance de Sion par la postérité prédite. ‘Un rameau sortira du tronc d’Isaï, dit le prophète, et un rejeton naîtra de ses racines.’ ‘Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.’ (Esaïe 11 : 1 ; 7 : 14, 15.) » – Patriarches et Rois, pp. 525, 526.
« Au sujet du Christ fut faite cette promesse prophétique : ‘Ainsi parle l’Eternel, le rédempteur, le Saint d’Israël, à celui qu’on méprise, qui est en horreur au peuple. …Ainsi parle l’Eternel. … Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour relever le pays, et pour distribuer les héritages désolés. …’ » – Ibid, p. 523.
8. Grâce à lui, qu’est-ce qui est maintenant possible aussi pour ceux qui sont étrangers et séparés de cette alliance de promesse ? Colossiens 1 : 21, 22 ; Ephésiens 2 : 11-14.
« Pour glorifier le Seigneur, il faut relever ceux qui sont tombés et consoler ceux qui sont dans la détresse. Quel que soit le coeur dans lequel il habite, Jésus se révélera toujours de la même manière. Partout où elle se manifeste, la religion du Christ fera du bien. Quel que soit le lieu où elle opère, elle produira la lumière.
« Dieu ne connaît pas les distinctions de nationalité, de race ou de rang social, car il est le Créateur de l’humanité entière. Par voie de création, tous les hommes font partie de la même famille, et tous sont aussi unis par le fait de la rédemption. Jésus-Christ est venu abattre toutes les murailles de séparation
; il a ouvert les différents compartiments du temple, afin que chacun
accède librement auprès de Dieu. Son amour est si vaste, si complet, si profond
qu’il pénètre partout. Il arrache à l’empire de Satan les pauvres âmes abusées par ses tromperies. Il les place à la portée du trône de Dieu, ce trône entouré de l’arc-en-ciel de la promesse.
« En Christ, il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre. Tous sont unis par son sang précieux. (Galates 3 : 28 ; Ephésiens 2 :13.) » – Les paraboles de Jésus, p. 339.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Sa parole est suffisante. Alors que William, Prince d’Orange, remit un certain document à un jeune homme dans l’espoir de recevoir son aide dans son travail, il promit au jeune homme un poste élevé dans son royaume. Mais le jeune homme refusa le document. Pourquoi ? Il expliqua ainsi sa raison : « La parole de votre Majesté est suffisante. Je ne voudrais pas servir un roi en qui je ne pourrais avoir confiance ! »
Que se passe-t-il avec nous et la Parole de notre Seigneur ? La Parole de notre Roi est plus que suffisante et digne de notre confiance totale. Il ne nous a pas seulement donné des promesses, il a aussi fait une alliance avec nous la ratifiant avec un serment et un sacrifice de paix !
Sabbat, 2 août 2008
5 - Entrant dans le repos de Dieu
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos …Il reste donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose aussi de ses oeuvres, comme Dieu se repose des siennes. Efforçons
nous donc d’entrer dans ce repos-là… » Hébreux 4 : 3, 9-11.
LA BÉNÉDICTION DU REPOS DE DIEU
1. Que sanctifia l’Eternel au commencement afin que l’homme puisse participer ou entrer dans son repos béni ? Genèse 2 : 2, 3.
« Dieu a donné ses commandements, non seulement pour qu’on y croie, mais pour qu’on les observe. Lorsque Jéhovah posa les fondements de la terre, il revêtit toutes choses de magnificence et il pourvut aux besoins de l’homme. Après avoir créé les merveilles de la terre et de la mer, il institua le sabbat ; il le bénit et le sanctifia parce qu’en ce jour il se reposa de toutes ses oeuvres. Le sabbat a été fait pour l’homme, et Dieu désire que, ce jour-là, nous mettions de côté nos travaux, comme lui-même s’est reposé après les six jours de la création. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 569.
2. Quelles promesses fit l’Eternel à Israël concernant ce don divin ? Exode 33 : 14 ; Jérémie 6 : 16.
« Quand nous aurons compris que nous sommes les collaborateurs de Dieu nous ne rappellerons pas ses promesses d’une manière indifférente. Elles brûleront dans nos coeurs et brilleront sur nos lèvres. Quand Moïse fut appelé à servir un peuple ignorant, indiscipliné et rebelle, Dieu lui fit
cette promesse : ‘Je serai moi-même ton guide et j’assurerai ta sécurité.’ Et encore : ‘Je serai avec toi.’ (Exode 33 : 14 ; 3 : 12.) Cette promesse s’applique à quiconque travaille pour le Christ en faveur des affligés et des souffrants. » – Jésus-Christ, p. 644.
« Quand l’Eternel confia à Moïse l’oeuvre de conduire les enfants d’Israël hors d’Egypte, il lui donna l’assurance : ‘Je serai avec toi.’ ‘Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos.’ Exode 3 : 12 ; 33 : 14. La même assurance est donnée à ceux qui travaillent pour l’Eternel dans le champ méridional. » – Testimonies for the Church, vol. 7, p. 221.
« Jérémie ne cessa d’attirer l’attention des Israélites sur les conseils donnés dans le Deutéronome. Plus qu’aucun autre de ces prophètes il insista sur les enseignements de la loi mosaïque, et il montra comment ceux-ci pouvaient être une source de bénédiction spirituelle pour la nation et pour chacun de ses habitants. ‘Demandez quels sont les anciens sentiers,
quelle est la bonne voie ; marchez-y, affirmait-il, et vous trouverez le repos de vos âmes !’ (Jérémie 6 : 16.) » – Prophètes et Rois, p. 314.
PAIX ET REPOS DANS LA TERRE PROMISE
3. Qu’est-ce qui était aussi inclus dans cette promesse de paix et de repos ? Lévitique 26 : 6 ; Deutéronome 12 : 10.
4. Est-ce que cette promesse eut un accomplissement parfait et universel comme c’était le voeu de Dieu ? Psaume 95 : 10, 11 ; Hébreux 3 : 18 ; 1 Rois 8 : 56.
« Israël n’atteint pas l’idéal élevé mis devant lui. Quelqu’un d’autre que Josué devait guider son peuple vers le véritable repos de la foi. Garizim n’est plus connu comme le mont des Béatitudes, mais c’est ce mont sans nom situé près du lac de Génézareth, où Jésus prononça des paroles de bénédiction à ses disciples et à la multitude. » – Thoughts from the Mount of Blessing, p. 1.
« Dieu ne permettra jamais, à un homme de passer les portes de perles de la Cité de Dieu s’il ne porte pas le cachet de la fidélité, la marque de son gouvernement. Chaque âme qui sera sauvée chérira les purs principes, qui proviennent de l’essence de la vérité. Il doit s’attacher avec des maillons d’or à la puissance et à l’amour éternels du Dieu de la vérité. Il doit être fidèle aux principes de la parole de Dieu, fidèle à l’alliance éternelle qui est un signe entre l’homme et son Créateur. » – Medical Ministry, p.123.
PROMESSE AUSSI LORS DE TROUBLE PHYSIQUE ET SPIRITUEL
5. Quels sérieux problèmes peuvent parfois nous troubler et font qu’il nous est difficile d’atteindre la paix et le repos dans notre vie ? Job 3 : 26 ; 30 : 27 ; Esaïe 14 : 3.
6. Quel est le plus grand obstacle à notre paix, ruinant l’âme et le corps ? Psaume 32 : 3 ; 51 : 10 ; Proverbes 28 : 13.
« Ceux qui ne sont pas humiliés devant Dieu, en reconnaissant leur péché, n’ont pas encore rempli la première condition de la réconciliation. Si nous n’avons pas éprouvé cette tristesse dont on ne se repent jamais, si nous n’avons pas confessé nos péchés d’un coeur contrit et rempli d’horreur à la pensée de nos iniquités, nous n’en avons jamais véritablement cherché le pardon. Et si nous ne l’avons jamais fait, nous ne pouvons pas avoir trouvé la paix de Dieu. L’unique raison pour laquelle nous n’avons pas le pardon de nos péchés passés, c’est que nous ne voulons pas nous humilier et nous conformer aux conditions de la Parole de vérité. Des directives expresses nous sont donnéesà ce sujet. La confession des péchés, qu’elle soit publique ou particulière, doit être franche et cordiale. Il ne faut pas qu’elle soit faite d’un air détaché et à la légère. » – Vers Jésus, p. 34.
« Au jour final du rendement des comptes plus d’un pécheur se verra reprocher
un péché non confessé ; mieux vaut vous attaquer à vos péchés maintenant,
les confesser et les abandonner, pendant que le Sacrifice expiatoire plaide encore en votre faveur. Ne manquez pas de vous enquérir de la volonté de Dieu sur ce sujet. La santé de votre âme et le salut d’autrui dépendent de la manière dont vous vous conduirez dans cette question. ‘Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable ; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.’ (1 Pierre 5 : 6, 7.) Un coeur humble et brisé est à même d’apprécier, au moins en partie, l’amour de Dieu et de la croix du Calvaire. Grande sera la bénédiction expérimentée par celui qui remplira la condition exigée pour bénéficier de la faveur de Dieu. » – Messages choisis, vol. 1, p. 384.
LA SOURCE BÉNIE DE REPOS ET DE PAIX
7. Connaissant nos problèmes et notre faiblesse, quelle invitation
affectueuse nous adresse notre Rédempteur ? Matthieu 11 : 28-30.
« Beaucoup de ceux qui se disent chrétiens sont inquiets et déprimés : d’autres sont débordants d’activité, au point de ne plus trouver de temps pour se reposer tranquillement sur les promesses de Dieu, et ils se comportent comme si la paix et le calme n’étaient pas faits pour eux. C’est à de telles personnes que le Christ adresse cette invitation : ‘Venez à moi… et je vous donnerai du repos.’ (Matthieu 11 : 28.) » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 125.
« Dès que nous entrons dans le repos de Jésus, le ciel commence ici-bas. Il nous invite : Venez, apprenez de moi ; nous répondons, nous allons à lui, et pour nous commence la vie éternelle. S’approcher constamment de Dieu par le Christ, c’est le ciel. Et plus nous demeurons dans ce bonheur céleste, plus nous voyons la gloire s’ouvrir devant nous plus nous apprenons à connaître Dieu, plus intense est notre bonheur. » – Jésus-Christ, p. 323.
8. Comment pouvons-nous être trouvés dans la relation idéale de paix avec Dieu ? Romains 5 : 1 ; Ephésiens 2 : 14. (Pour une étude plus approfondie lire : Hébreux 4 : 9 ; Esaïe 32 : 17.)
« ‘Il reste donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu.’ Hébreux 4 : 9. Le repos dont il est question ici est le repos de la grâce qui s’obtient en suivant la prescription ‘travaille diligemment’. Ceux qui apprennent de Jésus l’humilité et la douceur, trouvent du repos dans l’expérience de la mise en pratique des leçons de Christ. Le repos ne s’obtient pas dans l’indolence, l’égoïsme et la recherche des plaisirs. Ceux qui ne sont pas disposés à servir fidèlement, aimablement et avec ferveur le Seigneur ne trouveront pas le repos spirituel ni dans cette vie ni dans la vie future. Le travail diligent est le seul qui procure
la paix et la joie dans le Saint-Esprit : le bonheur sur cette terre et la gloire dans l’au-delà. » – Commentaires bibliques, p. 354.
« Comme le sabbat était le signe caractéristique d’Israël lorsqu’il sortit d’Egypte pour entrer dans la Canaan terrestre, de même ce jour est le signe distinctif du peuple de Dieu au moment où il se dispose à entrer dans la Canaan céleste. Il indique les liens de parenté qui unissent le Seigneur et son peuple ; par lui on reconnaît que celui-ci honore sa loi. Il distingue ses fidèles sujets de ceux qui transgressent ses commandements. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 16.
« Reposez-vous entièrement dans les mains de Jésus. Contemplez son grand amour, et tandis que vous méditez sur son abnégation, son sacrifice infini fait en notre faveur afin que nous croyions en lui, votre coeur se remplira
d’une joie sainte, d’une paix calme, et d’un amour indescriptible. » – Sons and Daughters of God, p. 311.
UNE ILLUSTRATION POUR NOUS
Quand pouvons-nous émettre paix et joie ? J’étais une fois dans une bijouterie et me trouvais près de deux hommes qui parlaient avec enthousiasme
de pierres précieuses. J’étais plus intéressé par ce qu’ils disaient que par mon propre achat. Des yeux je suivais le doigt du monsieur plus âgé qui montrait à l’autre le prix incroyablement élevé d’une pierre. « Je ne lui voyais rien de spécial. » La personne qui l’écoutait avait la même opinion. « Elle est sans valeur », je l’entendis dire. Mais alors le premier homme prit la pierre et la tint dans sa main fermée pendant un instant. Quand il ouvrit sa main, la pierre brilla avec les couleurs de l’arc-en-ciel. Etonné, je m’approchais un peu. « Comment est-ce possible ? » demandai-je. « C’est une opale, » expliqua-t-il avec enthousiasme. « C’est une de ces pierres soi-disant sympathiques. Elle a besoin de l’attouchement d’une main chaude pour montrer son éclat. »
Fortifiés par la puissance de Dieu, même les chrétiens les plus faibles développent la force de la foi qui est une louange à l’Eternel et d’une valeur inestimable à l’Eglise du Christ. Veuille l’Eternel accorder à chacun de nous d’être une telle pierre !
Sabbat, 9 août 2008
6 - Le Prince de la paix
PENSÉE D’INTRODUCTION
« En ses jours, le juste fleurira, et la paix sera grande jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune » Psaume 72 : 7.
PROPHÉTIE SUR LE PRINCE DE LA PAIX
Quelle prophétie particulière fut donnée pour fortifier la foi du peuple de Dieu à travers les siècles ? Esaïe 7 : 14.
« ‘Emmanuel, Dieu avec nous,’ cela signifie tout pour nous. Quel solide fondement est posé pour notre foi. Quelle espérance pleine d’immortalité est placée devant l’âme croyante. Dieu avec nous en Christ Jésus pour nous accompagner à chaque étape du voyage vers le ciel. Le Saint-Esprit avec nous comme un consolateur, un guide dans nos perplexités, pour apaiser nos peines, et nous protéger dans la tentation. ‘O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu !’ » – My Life Today, p. 290.
« ‘On lui donnera le nom d’Emmanuel : …Dieu avec nous.’ … C’est pour manifester cette gloire qu’il est venu en ce monde. Sur cette terre obscurcie par le péché il est venu révéler la lumière de l’amour de Dieu ; il a été ‘Dieu avec nous’. C’est pour cela que la prophétie avait annoncé : ‘On lui donnera le nom d’Emmanuel.’
« …Le merveilleux dessein de grâce de Dieu, le mystère de son amour rédempteur : voilà le thème sur lequel ‘les anges voudraient se pencher et qui sera le sujet de leurs méditations à travers les âges sans fin. Les rachetés, et avec eux les êtres qui n’ont pas péché, trouveront dans la croix du Christ leur science et leur chant. On verra que la gloire qui resplendit sur la face du Christ c’est la gloire de l’amour qui se sacrifie. On verra, à la lumière du Calvaire, que la loi de l’amour qui renonce à soi-même est la loi de la vie pour la terre et pour le ciel ; que l’amour qui ‘ne cherche pas son intérêt’ a sa source dans le coeur de Dieu ; et qu’en celui qui est doux et humble se manifeste
le caractère de celui qui habite une lumière dont aucun homme ne peut s’approcher. » – Jésus-Christ, pp. 9, 10.
2. Quel nom singulier lui fut donné en considération de sa nature et de sa mission ? Esaïe 9 : 5.
« Jésus est ‘le prince de la paix’ (Esaïe 9 : 5.) ; il a pour mission de rendre à la terre et au ciel la paix que le péché en a bannie. ‘Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.’ (Romains 5 : 1.) Quiconque consent à renoncer au péché et à ouvrir son coeur à l’amour du Christ participe à cette paix céleste.
« Cette paix ne peut s’obtenir par aucun autre moyen. Reçue dans une âme, la grâce de Jésus dompte l’ennemi, apaise le combat et remplit le coeur d’amour. Celui qui est en paix avec Dieu et son prochain ne peut être malheureux.
L’envie n’aura pas de prise sur lui, pas plus que les soupçons ou la haine. L’homme qui est en règle avec Dieu jouit de la paix d’en haut et répand autour de lui une influence bénie. L’esprit de paix descendra comme la rosée sur les coeurs travaillés et lassés par les luttes de ce monde. » – Une vie meilleure,
pp. 41, 42.
SON OEUVRE DANS L’ÉGLISE
3. Comme Prince de la paix, de quelle manière se présenta-t-il à Jérusalem, un symbole du peuple de Dieu ? Zacharie 9 : 9 ; Matthieu 21 : 5.
« C’est ainsi que le prophète Zacharie avait annoncé la venue du Roi d’Israël, cinq siècles avant la naissance du Christ. Cette prophétie va maintenant
s’accomplir. Après avoir si longtemps refusé les honneurs de la royauté, Jésus vient à Jérusalem comme l’héritier promis du trône de David.
« …La nature entière paraissait en fête. Les arbres étaient revêtus de verdure, et leurs fleurs répandaient dans l’atmosphère un parfum subtil. Une vie et une fête nouvelles animaient le peuple. On se reprenait à espérer un nouveau royaume. » – Jésus-Christ, p. 564.
4. Son message pour les païens, parmi lesquels nous sommes comptés, était-il d’une nature différente ? Zacharie 9 : 10.
« L’expérience de chacun confirme la vérité de ces paroles de l’Ecriture : ‘Les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut s’apaiser. …Il n’y a point de paix pour les méchants, a dit mon Dieu.’ Esaïe 57 : 20, 21. Le péché a détruit notre paix. Aucun repos, tant que notre moi n’a pas fait sa soumission. Aucun pouvoir humain ne peut contenir les fortes passions du coeur. En ceci nous sommes aussi impuissants que les disciples au milieu de la mer en furie. Mais celui qui a adressé une parole de paix aux vagues de Galilée a aussi une parole de paix pour chaque âme. Quelle que soit la violence de la tempête, ceux qui se tournent vers Jésus en lui criant : ‘Seigneur, sauve-nous’, obtiendront
la délivrance. Sa grâce, qui réconcilie l’âme avec Dieu, apaise les conflits des passions humaines ; le coeur trouve son repos dans son amour ‘Il fait succéder le calme à la tempête et les vagues s’apaisent. Ils se réjouissent de ce qu’elles sont calmées et Dieu les conduit au port qu’ils désiraient.’ (Psaume 107 : 29, 30.) ‘Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.’ ‘La justice enfantera la paix et le fruit de la justice sera le repos et la sécurité pour toujours.’ (Romains 5 : 1 ; Esaïe 32 : 17.) » – Ibid, pp. 327, 328.
SANS PORTER D’ARMES
5. Selon les enseignements du Prince de la paix, que devrait-il arriver avec les armes militaires parmi ceux qui acceptent son message de paix ? Esaïe 2 : 4 ; Michée 4 : 3, 4.
« Dieu a tout fait pour assurer le triomphe de ceux qui luttent contre le mal. La Bible est l’armure dont nous devons nous revêtir. ‘Ayons à nos reins la vérité pour ceinture ; revêtons la cuirasse de la justice ; …prenons par-dessus tout cela le bouclier de la foi, …le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.’ Nous nous frayerons ainsi un passage à travers les obstacles et les pièges du péché. » – Conquérants pacifiques, pp. 448, 449.
6. Déjà à sa naissance, quelle joyeuse annonce fut faite par une armée céleste à ceux qui attendaient ? Luc 2 : 13, 14.
« Quand le plan de la rédemption fut révélé aux anges, une joie, une joie inexprimable, remplit les cieux. La gloire et la félicité d’un monde racheté, surpassèrent même l’angoisse du Prince de la vie. A travers les parvis célestes résonnèrent les premiers accords de ce chant que les anges chantaient au-dessus des collines de Bethléhem : ‘Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée.’ » – The Messenger, 7 juin 1893, par. 3.
« Personne, parmi ceux qui sont nés dans le monde, pas même le mieux doué des enfants de Dieu, n’a été salué par des démonstrations de joie comme celles qui accueillirent l’enfant né à Bethléhem. Des anges de Dieu chantèrent ses louanges au-dessus des collines et des plaines de Bethléhem. Ils chantèrent : ‘Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée !’ (Luc 2 : 14.) Si seulement la famille humaine pouvait aujourd’hui apprécier ce chant ! La déclaration faite alors, la note frappée, l’accord commencé, grandiront et prendront toujours plus d’extension jusqu’à la fin des temps, et le son en parviendra aux extrémités de la terre. C’est gloire à Dieu, paix sur la terre, bienveillance envers les hommes. Quand le Soleil de justice apparaîtra, portant la guérison sous ses ailes, le chant entonné sur les collines de Bethléhem sera repris par une grande multitude comme un bruit de grosses eaux, disant : ‘Alléluia ! car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne.’ (Apocalypse 19 : 6.) » – Messages choisis, vol. 1, pp. 293, 294.
LE MESSAGE DU PRINCE DE LA PAIX
7. Selon la prophétie et son accomplissement, quel fut le message
de Jésus aux coeurs humains ? Esaïe 57 : 19 ; Actes 10 : 36 ; Ephésiens 2 : 17.
« Ils commencèrent à comprendre la nature et l’étendue de leur oeuvre, à savoir : proclamer au monde les vérités qui leur avaient été confiées. Les événements
de la vie du Christ, sa mort et sa résurrection, les prophéties annon çant ces événements, les mystères du plan du salut, la puissance de Jésus pour la rémission des péchés, toutes ces choses, ils en avaient été témoins et ils devraient les faire connaître au monde. Ils avaient à proclamer l’Evangile de la paix et du salut par la repentance et la puissance du Sauveur. » – Conquérants
pacifiques, pp. 26, 27.
« En prononçant son sermon au bord de la mer, Jésus pensait non seulement à la foule rassemblée sur les rives de Génésareth, mais aussi à d’autres auditeurs. Plongeant son regard à travers les âges il voyait ses fidèles en prison ou devant des tribunaux, tentés, solitaires et affligés. Toutes les joies, tous les conflits, tous les sujets d’anxiété de l’avenir lui étaient présents. Tout en s’adressant à ceux qui se pressaient autour de lui, il parlait aussi à ces autres âmes, leur transmettant un message d’espérance dans l’épreuve, de consolation dans la douleur, de lumière céleste dans les ténèbres. Grâce au Saint-Esprit, la voix qui se faisait entendre d’une barque de pêcheurs sur le lac de Galilée serait entendue annonçant la paix aux coeurs humains jusqu’à la fin des temps. » – Jésus-Christ, p. 229.
8. Quelle salutation recommandait Jésus à ses disciples alors qu’ils visitaient des foyers au cours de leur travail missionnaire
? Quel don leur donna-t-il juste avant sa passion ? Quel devrait être notre message ? Matthieu 10 : 12, 13 ; Jean 14 : 27.
« A la naissance de Jésus, l’ange avait dit : Paix sur la terre, bienveillance envers les hommes. Maintenant que le Sauveur apparaît, pour la première fois, aux disciples après sa résurrection, il leur adresse ces paroles joyeuses : ‘La paix soit avec vous.’ Jésus est toujours disposé à parler de paix aux hommes qui ploient sous le fardeau du doute et de la crainte. Il attend seulement
que nous ouvrions la porte de nos coeurs et nous lui disions : Demeure avec nous. Il dit : ‘Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi.’ Apocalypse 3 : 20. » – Ibid, p 804.
« Peu de temps avant sa crucifixion, le Christ avait fait don de sa paix à ses disciples. ‘Je vous laisse la paix, leur dit-il, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point.’ (Jean 14 : 27.) Cette paix n’est pas celle que l’on acquiert
en vivant selon le monde. Le Christ ne la rechercha jamais en faisant un compromis avec le mal. Celle qu’il laissa à ses disciples est plus intérieure qu’extérieure, et devait toujours reposer sur ses témoins à travers les luttes et les discordes. » – Conquérants pacifiques, p. 74.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Construisant des ponts entre les hommes. Un jour deux frères, qui vivaient l’un près de l’autre dans leurs fermes respectives, eurent une querelle.
C’était leur première querelle en 40 ans de bon voisinage, en échangeant
des machines, du travail et des vivres. Soudain tout cela vint à une fin comme conséquence d’un échange amer de paroles, suivi de semaines de silence. Un matin quelqu’un frappa à la porte du frère le plus âgé. C’était un menuisier, demandant du travail : « Peut-être auriez-vous quelques travaux pour lesquels je pourrais vous aider pendant quelques jours ? » « Oui, » dit le frère plus âgé, « J’ai du travail pour vous. Ce gouffre dans la ferme a été fait par mon voisin, mon plus jeune frère. La semaine passée il y avait un champ de fleurs entre les deux fermes, mais il a pris le tracteur et a labouré le champ, créant ce grand gouffre entre nous. Mais je ne le traiterai certainement pas mieux. Je voudrais que tu construises une clôture élevée afin qu’il ne soit pas possible que nous nous voyions l’un l’autre, et il paiera pour cela. »
« Je comprends la situation, » dit le menuisier, et il commença immédiatement
le travail. Il prit les mesures, coupa le bois et le cloua ensemble. Au coucher du soleil, quand le fermier revint chez lui, le menuisier avait fini son travail, mais il n’y avait pas de clôture ! Il n’y avait qu’un pont reliant une ferme à l’autre ! C’était un travail de maître et le plus jeune frère était en train de traverser le pont les bras ouverts, disant : « Tu as eu le courage de construire ce pont après tout ce que je t’ai dit et tout ce que je t’ai fait ! » Les deux frères se rencontrèrent et s’embrassèrent au milieu du pont !
Puis ils se retournèrent et virent le menuisier ramassant ses outils et prêt à partir. « Attends, ne pars pas ! Reste quelques jours, j’ai encore du travail pour toi », dit le frère âgé au menuisier. « Je voudrais bien rester, » dit le menuisier, « mais j’ai beaucoup d’autres ponts à construire. »
Celui qui a construit le pont sur l’abîme est Jésus-Christ. Il attend impatiemment
que nous soyons réconciliés avec Dieu et avec nos frères. Que faisons
nous ? Construisons-nous des clôtures ou des ponts ?
Sabbat, 16 août 2008
7 - La paix avec Dieu
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Sur tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l’Israël de Dieu ! » Galates 6 : 16.
SÉPARATION D’AVEC CHRIST
1. Quelle a été la grave conséquence du péché dans la relation entre Dieu et l’homme ? Esaïe 59 : 2 ; Jérémie 5 : 25.
« La transgression de cette loi avait causé une redoutable séparation entre Dieu et l’humanité. Lorsqu’il était dans son état d’innocence, Adam avait joui d’une communion étroite, libre et heureuse avec son Créateur. Après le péché, Dieu devait entrer en contact avec l’homme par le moyen de Jésus et de ses anges. » – L’histoire de la rédemption, p. 48.
« Je savais que l’Eternel n’avait pas oublié son peuple, mais que leurs péchés et leurs iniquités les avaient séparés de Dieu. » – Testimonies for the Church, vol. 1, p. 586.
2. Bien que créé et gardé en vie par Dieu, jusqu’à quel point l’homme s’éloigna-t-il de Dieu ? Colossiens 1 : 21 ; Ephésiens 2 : 12.
« La retenue et le contrôle moral dans la famille humaine sont détruits. La retenue sur le vice est de plus en plus faible. Le monde n’aime pas, ni ne craint Dieu. Et ceux qui n’aiment ni ne craignent Dieu perdent vite tout sens de l’obligation l’un envers l’autre. Ils sont sans Dieu et sans espérance dans le monde. » – Life Sketches of Ellen White, p. 93.
« Nombreux sont ceux qui sont sans Dieu et sans espérance dans le monde. Ils sont coupables, corrompus et avilis, asservis par les stratagèmes de Satan.
Néanmoins ce sont ceux pour lesquels Christ est venu du ciel afin de les racheter.
Ils sont sujets de la plus grande pitié, de la plus grande sympathie, et de l’effort le plus inlassable ; car ils sont au bord de la ruine. Ils souffrent de désirs insatisfaits, de passions confuses, et de la condamnation de leur propre conscience ; ils sont misérables dans tout le sens du terme, car ils perdent leur prise sur cette vie et n’ont aucune perspective pour la vie à venir. » – Testimonies
for the Church, vol. 4, p. 568.
LA PAIX AVEC DIEU
3. Notre séparation, notre inimitié et nos péchés ont-ils changé l’attitude de Dieu envers les hommes ? Quelle invitation constante
nous adresse-t-il ? Romains 5 : 8 ; Colossiens 2 : 13 ; Esaïe 27 : 5 ; Romains 8 : 32.
« Ce fut un sacrifice coûteux que fit le Seigneur des cieux. La bienveillance
divine fut provoquée jusque dans ses insondables profondeurs ; c’était impossible pour Dieu de donner plus. Il ‘a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.’ (Jean 3 : 16.) Pourquoi notre gratitude est-elle si limitée ? C’est comme un clapotis à la surface, comparée avec la grande marée d’amour qui coule du Père vers nous. » – Testimonies for the Church, vol. 9, pp. 59, 60.
« J’ai exalté devant eux le sacrifice infini fait par le Père en donnant son Fils bien-aimé pour les hommes déchus, pour qu’ils puissent à travers l’obéissance être transformés et devenir les fils reconnus de Dieu. L’église et le monde sont appelés à voir et à admirer un amour qui ainsi exprimé est au-delà de la compréhension humaine, et qui étonne même les anges des cieux. Cet amour est si profond, si vaste, et si élevé que l’apôtre inspiré qui ne réussissait
pas à trouver un langage pour le décrire, appelle l’église et le monde à le voir – à en faire un thème de contemplation et d’admiration. » – Testimonies
for the Church, vol. 4, p. 293.
4. Grâce à sa paix et au don de la justification, qu’est-ce que les hommes peuvent atteindre dans leur relation avec Dieu ? Romains 5 : 1 ; Esaïe 32 : 17.
« La lumière de la justification par la foi, et que la justice de Christ doit devenir notre justice, sinon nous ne pouvons observer la loi de Dieu, est le témoignage de tous ceux qui parlent, et le fruit est la paix, le courage, la joie, et l’harmonie. Il y a un danger de faire même de ces sujets une théorie, et de
ne pas mettre en pratique, la vérité qui est exprimée. Ceux qui apportent ce message doivent porter en eux le pur caractère de Christ Jésus. » – Manuscript
Releases, vol. 9, pp. 332,333.
« Le pécheur ne peut dépendre de ses propres bonnes oeuvres comme un moyen de justification. Il doit en venir au point où il abandonnera tous ses péchés, et saisira un degré de lumière l’un après l’autre comme elle brillera sur son sentier. Il saisit simplement par la foi la provision gratuite et suffisante
faite par le sang du Christ. Il croit aux promesses de Dieu, qui à travers Christ sont faites en lui sanctification, justice et rédemption. Et s’il suit Jésus, il marchera humblement dans la lumière, se réjouissant dans la lumière et diffusant cette lumière à d’autres. Etant justifié par la foi, il la porte joyeusement dans son obéissance dans tous les aspects de sa vie. La paix avec Dieu est le résultat de ce que Christ est pour lui. Les âmes qui sont subordonnées à Dieu, qui l’honorent, et qui mettent en pratique sa parole, recevront une instruction divine. Dans la précieuse Parole de Dieu il y a une pureté et une noblesse aussi bien qu’une beauté que les puissances les plus élevées de l’homme ne peuvent atteindre, à moins d’être assisté par Dieu. » – Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 6, p. 1071.
« Quand l’Esprit de Dieu dirige la pensée et le coeur de l’homme converti, un nouveau chant s’élève de son âme ; car il se rend compte que Dieu a accompli
la promesse qu’il lui avait faite, que sa transgression a été pardonnée et son péché purifié. Il a manifesté sa repentance envers Dieu pour la violation de la loi, ainsi que sa foi envers le Christ, mort pour la justification du pécheur : ‘Etant donc justifiés par la foi’, il a ‘la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.’ (Romains 5 : 1.) – Conquérants pacifiques, p. 423.
LE GRAND PRIX DE NOTRE PAIX
5. Est-il possible d’apprécier pleinement le grand prix que Dieu a payé afin de faire la paix avec les hommes ? Esaïe 53 : 5 ; Romains 4 : 25 ; 1 Corinthiens 15 : 3.
« Quel thème de méditation que le sacrifice de Jésus pour des pécheurs perdus ! ‘Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment
qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.’ (Esaïe 53 : 5.) Comment estimerons-nous les bénédictions
ainsi mises à notre portée ? Jésus aurait-il pu souffrir davantage ? Aurait-il pu obtenir pour nous de plus riches bienfaits ? Le coeur le plus dur ne devrait-il pas être attendri à la pensée que pour nous il a quitté le bonheur et la gloire du ciel, et souffert la pauvreté et l’opprobre, l’affliction cruelle et une mort terrible ? S’il ne nous avait pas, par sa mort et sa résurrection, ouvert une porte d’espérance, nous n’aurions connu que les horreurs des ténèbres
et les angoisses du désespoir. Dans notre état présent, favorisés et bénis
comme nous le sommes, nous ne pouvons nous rendre compte de quel abîme nous avons été sauvés. Nous ne pouvons savoir combien plus profondes eussentété nos afflictions, plus grands nos malheurs, si Jésus ne nous avait pas entourés de son bras de sympathie et d’amour et ne nous avait pas élevés. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 127.
PORTANT UN FRUIT PRÉCIEUX
6. Quel genre de fruit est la paix ? Par conséquent, qui devrions-nous inviter dans notre coeur et notre esprit afin de le recevoir
? Galates 5 : 22 ; Romains 14 : 17 ; 8 : 6.
« La paix du Christ est un don de Dieu ; l’argent, les talents les plus brillants,
l’intelligence ne peuvent nous l’assurer. La religion du Christ … comment
pourrais-je faire comprendre à tous la perte immense qu’ils font en ne mettant pas en pratique, dans leur vie journalière, ses saints principes ? La douceur et l’amabilité de Jésus sont la force du chrétien. Elles sont en effet plus précieuses que tout ce que le génie peut créer ou que la fortune peut procurer.
De tout ce qui est digne d’être recherché, aimé et cultivé, il n’y a rien qui ait autant de valeur aux yeux de Dieu qu’un coeur pur, reconnaissant, paisible. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 668.
« L’amour produit la douceur, le calme, la patience, la longanimité ; il ne s’irrite pas, il excuse tout, il espère tout, il supporte tout. Tels sont les fruits de cet arbre précieux dont la croissance est un don du ciel. Si l’on en prend soin, ses branches ne périront jamais, ses feuilles ne se dessécheront pas. Il est immortel car il est sans cesse abreuvé par des rosées célestes. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 236.
7. Quelle assurance est donnée que nous pouvons recevoir ce don dans un monde plein de problèmes et d’afflictions ? Colossiens 3 : 15 ; Romains 15 : 13 ; Psaume 85 : 9.
« La religion du Christ nous donne une paix qui coule comme un fleuve. Elle n’éteint pas la joie, ne restreint pas la bonne humeur, n’assombrit pas le visage radieux et souriant. » – Vers Jésus, p. 99.
« Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, et la paix. Les discordes et les dissensions
sont l’oeuvre de Satan et le fruit du péché. Si en tant que peuple nous nous réjouissions de la paix et de l’amour, nous devrions délaisser nos péchés ; nous devons nous mettre en harmonie avec Dieu, et nous serons en harmonie l’un avec l’autre. Que chacun se demande : Est-ce que je possède la grâce de
l’amour ? Ai-je appris à être patient et bon ? Les talents, le savoir, l’éloquence, sans cet attribut céleste, seront vains comme un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. Hélas, comme ce précieux trésor est évalué à la légère et si peu recherché par beaucoup qui professent la foi ! » – Testimonies for the Church, vol. 5, p. 169.
ILLUSTRATION POUR NOUS
La valeur du vieux violon. Le commissaire-priseur à la vente aux enchères leva un vieux violon. Il était éraflé et fendu et ses cordes étaient détachées. Le commissaire-priseur pensait qu’il n’avait aucune valeur et ne voulait pas gaspiller du temps avec le vieux violon, mais il le souleva avec un sourire : « Combien offrirez-vous, messieurs ? » cria-t-il. « Nous commençons avec…cinquante dollars ! » « Cinquante-cinq, » répondit une voix. Puis, « soixante, » dit une autre. « Soixante-cinq ! » encore une autre. « Soixante-dix dollars, » offrit une quatrième.
Puis du coin de la pièce un homme aux cheveux blancs s’approcha du commissaire
priseur et ramassa le petit archet. Avec son mouchoir il épousseta le vieux violon, resserra les cordes, puis commença à jouer une mélodie aussi pure et douce qu’un chant angélique.
Comme la musique cessa, le commissaire-priseur, d’une voix calme et douce, demanda : « Combien pour le vieux violon ? » Et il l’éleva avec le petit archet. « Cinq cents, et qui offre deux mille dollars ? Dernière offre : Qui offre trois mille dollars ? Seulement trois mille ! » Vendu pour trois mille dollars, » dit le commissaire-priseur.
Les gens applaudirent, mais quelqu’un demanda, « Qu’est-ce qui a augmenté
la valeur du violon ? » Il y eut une réponse rapide : « Ce fut le toucher de la main du Maître. »
Nous sommes aussi comme de vieux instruments de musique, poussiéreux et cassés, troublés et chargés de nombreux problèmes et péchés. Mais nous sommes encore précieux pour notre Seigneur, et si nous permettons à ses mains de nous toucher, nous pouvons avoir la paix avec lui, nos vies gagnant une valeur précieuse alors que nous jouons une belle mélodie à son honneur et pour la bénédiction d’autres personnes.
Sabbat, 23 août 2008
8 - Paix avec les hommes
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » Philippiens 4 : 9.
DES HOMMES DE PAIX
1. Quelle divine instruction est donnée à tous les disciples du Seigneur quant à leurs relations les uns avec les autres ? Cette recommandation s’applique-t-elle seulement aux membres
d’église ? Marc 9 : 50 ; 1 Thessaloniciens 5 : 13 ; Romains 12 : 18.
« Un chrétien ne suivra pas une ligne de conduite pleine de querelles et de disputes même avec les plus méchants et incrédules. Comme il est mal de se livrer à cet esprit avec ceux qui croient à la vérité et qui recherchent la paix, l’amour, et l’harmonie ! Paul dit : ‘Soyez en paix entre vous.’ Cet esprit de disputes est opposé à tous les principes du ciel. Dans son sermon sur la Montagne
Christ dit : ‘Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.’ ‘Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre.’ » – Testimonies
for the Church, vol. 2, pp.163, 164.
« Lorsque nous pouvons, malgré les circonstances adverses, nous reposer sur son amour et nous réfugier en lui, nous confiant pleinement en son amour, le sentiment de sa présence nous inspirera une joie profonde et sereine. Une telle expérience nous permettra d’acquérir une foi qui nous met à même de ne pas nous inquiéter, de ne pas nous tourmenter, mais de dépendre d’une puissance
infinie. » – Pour un bon équilibre mental et spirituel, vol. 2, p. 487.
2. Dans les Saintes Ecritures, comment sont considérés ceux qui aident à établir la paix parmi les hommes ? Luc 10 : 6 ; Matthieu
5 : 9.
« ‘Heureux ceux qui procurent la paix.’ La grâce et la paix demeurent sur ceux qui refusent de se joindre aux coups de langues. Quand les marchands de scandales passent d’une famille à l’autre, ceux qui craignent Dieu seront des chastes gardiens chez eux. Le temps qui est si souvent pire que gaspillé en bavardage sans fondement, frivole et médisant devrait être accordé à des fins plus élevées et plus nobles. Si nos frères et soeurs devenaient des missionnaires
pour Dieu, rendant visite aux malades et aux affligés, et travaillant patiemment et gentiment pour ceux qui errent, – bref, s’ils voulaient bien imiter le Modèle, – l’église prospérerait dans tous ses aspects. » – Testimonies for the Church, vol. 5, p. 176.
UNE ATTENTION SPÉCIALE À LA PAIX DANS L’ÉGLISE
3. A quoi devrions-nous faire attention si nous voulons avoir la paix dans l’église ? 1 Corinthiens 1 : 10 ; Romains 16 : 17.
« La force du peuple de Dieu réside dans son union avec lui par son Fils unique, et par son union de l’un avec l’autre. Il n’y a pas deux feuilles d’un même arbre qui sont exactement égales ; toutes les mentalités ne concordent pas ; mais bien qu’il en soit ainsi, il peut y avoir unité dans la diversité. Christ est notre racine, et tous ceux qui sont greffés sur cette Racine donneront le fruit que Christ porta. Ils révèleront la fragrance de son caractère par le talent de la parole, dans l’exercice de l’hospitalité, de la bonté, de la courtoisie chrétienne et de la politesse céleste.
« Regardez les fleurs d’une étoffe et remarquez les fils de diverses couleurs.
Ils ne sont pas tous roses, verts, ou bleus. Une diversité de coloris sont entremêlés pour perfectionner le modèle. Il en est de même du plan de Dieu. Il a un but en nous plaçant là où nous devons apprendre à vivre en tant qu’individu. Nous ne sommes pas tous aptes pour faire la même sorte d’oeuvre, mais la tâche de chaque homme a été confiée par Dieu pour aider à la constitution de son plan. (RH 4 juillet 1899) » – Commentaires bibliques, p. 287.
4. Pouvons-nous faire quelque chose pour la paix et l’harmonie de la Jérusalem spirituelle ? Psaume 122 : 6-9 ; Ephésiens 4 : 3 ; 2 Corinthiens 13 : 11 ;
« Paul demande : ‘Christ est-il divisé ?’ N’avons-nous pas une tête spirituelle? Christ a été la pierre d’union, la principale pierre angulaire durant tous les siècles. Les patriarches, la prêtrise lévitique et les chrétiens d’aujourd’hui, ont tous leur centre en lui. Il est le tout et en tous. (RH 3 /1/1899). » – Ibid, p. 287.
« ‘Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment.’ (1 Corinthiens 1 : 10.)
« L’union fait la force ; la division, la faiblesse. Quand ceux qui croient à la vérité présente sont unis, ils exercent une puissante influence. Satan le comprend
très bien ; jamais il n’a été plus déterminé à rendre sans effet la vérité divine en jetant l’amertume et la dissension parmi le peuple de Dieu.
« Le monde est contre nous, ses églises sont contre nous, les lois du pays seront bientôt contre nous. La nécessité de se serrer les coudes n’a jamais été, pour les enfants de Dieu, aussi impérieuse qu’aujourd’hui. …Nous ne pouvons nous permettre maintenant de faire place à Satan, en entretenant la désunion, la discorde et les luttes.
« Que l’union et l’amour existent parmi ses disciples, tel fut le voeu que le Sauveur exprima à leur égard dans sa dernière prière avant la crucifixion. En face de l’agonie de la croix, la sollicitude du Christ se manifestait en faveur de ceux qu’il laissait pour continuer son oeuvre sur la terre. Les épreuves les plus dures les attendaient, mais Jésus vit que le plus grand danger qui les menaçait était un esprit d’amertume et de division. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, pp. 87, 88.
NÉCESSITÉ D’UN CONTRÔLE SPÉCIAL
5. Qu’est-ce qui devrait être absolument tenu sous le contrôle du Saint-Esprit si nous souhaitons avoir la paix avec notre prochain
? Psaume 34 : 13-15 ; 1 Pierre 3 : 10, 11. (Pour une étude plus approfondie lire : Jacques 3 : 5, 6.)
« La médisance est une double malédiction, qui pèse lourdement sur celui qui parle et sur celui qui écoute. En semant la dissension et la zizanie, on récolte en son âme des fruits mortels. Combien misérable est le rapporteur,
le soupçonneux du mal ! Il est étranger au vrai bonheur.
« Le péché de la médisance commence lorsqu’on chérit de mauvaises pensées. La tromperie inclut l’impureté sous toutes ses formes. Une pensée impure tolérée, un désir profane chéri, et l’âme est contaminée, son intégrité compromise. ‘Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, parvenu à son terme, engendre la mort.’ Si nous ne voulons pas commettre
de péché, nous devons fuir son instigation. Chaque émotion et désir doivent être tenus assujettis à la raison et à la conscience. Toute pensée profane doit être immédiatement repoussée. Disciples de Christ, priez dans le secret avec foi et de tout votre coeur. Satan veille pour prendre au piège vos pieds. Vous devez recevoir l’aide d’en haut pour échapper à ses stratagèmes.» – Testimonies for the Church, vol. 5, pp. 176, 177.
6. Jusqu’où devrions-nous aller pour réaliser et entretenir la paix parmi nous ? 1 Corinthiens 6 : 7 ; 1 Pierre 3 : 9. (Pour une étude plus approfondie lire : Jacques 3 : 18.)
« Pierre exhorte les croyants : ‘Enfin, ayez tous la même pensée, les mêmes sentiments. Soyez remplis d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. Ne rendez pas mal pour mal, ni insulte pour insulte ; au contraire, bénissez, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction. Si, en effet, quelqu’un veut aimer la vie, et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses ; qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive ; car le Seigneur a les yeux sur les justes et les oreilles ouvertes à leur prière, mais la face du Seigneur se tourne contre ceux qui font le mal.’
« Quand la bonne voie est si bien tracée, pourquoi ceux qui professent être le peuple de Dieu n’y marchent-ils pas ? Pourquoi n’étudient-ils pas, ne prient-ils pas et ne travaillent-ils pas avec ardeur pour avoir tous la même pensée ? Pourquoi ne cherchent-ils pas à chérir la compassion l’un pour l’autre, pour s’aimer comme des frères, au lieu de rendre le mal pour le mal et injure pour injure ? Qui n’aime pas la vie et ne désire pas de bons jours ? Néanmoins combien peu se soumettent aux conditions, pour préserver la langue du mal et les lèvres des paroles trompeuses. Peu veulent suivre l’exemple de douceur et d’humilité du Sauveur. Beaucoup demandent au Seigneur de les humilier, mais ils ne veulent pas se soumettre à la discipline nécessaire. Quand le test survient, quand les épreuves ou même les contrariétés arrivent, le coeur se rebelle, et la langue prononce des mots qui sont comme des flèches empoisonnées
ou une grêle destructrice. » – Ibid, vol. 5, pp. 175, 176.
LE SECRET DE LA PAIX
7. Quand nous sommes vraiment unis personnellement à Christ, qu’est-ce qu’il y aura aussi parmi les croyants ? Ephésiens 2 : 13, 14 ; Colossiens 1 : 20.
« Pour glorifier le Seigneur, il faut relever ceux qui sont tombés et consoler ceux qui sont dans la détresse. Quel que soit le coeur dans lequel il habite, Jésus se révélera toujours de la même manière. Partout où elle se manifeste, la religion du Christ fera du bien. Quel que soit le lieu où elle opère, elle produira la lumière.
« Dieu ne connaît pas les distinctions de nationalité, de race ou de rang social, car il est le Créateur de l’humanité entière. Par voie de création tous les hommes font partie de la même famille, et tous sont aussi unis par le fait
de la rédemption. Jésus-Christ est venu abattre toutes les murailles de séparation
; il a ouvert les différents compartiments du temple, afin que chacun accède librement auprès de Dieu. Son amour est si vaste, si complet, si profond
qu’il pénètre partout. Il arrache à l’empire de Satan les pauvres âmes abusées par ses tromperies. Il les place à la porte du trône de Dieu, ce trône entouré de l’arc-en-ciel de la promesse.
« En Christ, il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre. Tous sont unis par son sang précieux. (Galates 3 : 28 ; Ephésiens 2 : 13.)
« Quelle que soit la religion d’un homme, son cri de détresse ne doit pas rester sans réponse. Là où règne l’amertume à cause de divergences religieuses, on peut faire beaucoup de bien par un ministère personnel. La bienfaisance abat les préjugés et conduit les âmes vers le Seigneur. » – Les paraboles de Jésus, p. 339.
UNE ILLUSTRATION POUR NOUS
Comment les barrières peuvent-elles être renversées ? Un jeune homme qui était un étranger s’inscrivit à un séminaire et prit part à la réunion de prière, où plus d’une vingtaine de jeunes gens de différentes nationalités étaient présents. Le jeune homme ressentit une certaine aversion envers les étudiants de certains pays contre lesquels son propre pays avait récemment combattu. A un certain moment, le dirigeant du groupe suggéra que chacun prie dans sa propre langue.
Au début, le jeune homme ne fut pas touché par les prières de ses compagnons
puisque qu’elles étaient dites dans une langue qu’il ne pouvait comprendre.
Mais alors il nota un mot qu’il pouvait comprendre dans toutes les différentes langues. Ce mot était « Jésus. »
Il réalisa qu’il avait quelque chose en commun avec ce groupe : chacun connaissait Jésus comme son Sauveur personnel. Il commença à comprendre qu’il n’y avait ni est ni ouest, ni amis ni ennemis. Il ne devrait y avoir aucune barrière ni préjudice qui nous séparent. En Christ nous sommes tous frères !
Jésus l’a rendu possible. Comment est-ce parmi nous ?
Sabbat, 30 août 2008
9 - Le sermon sur la montagne
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement
pour eux. » Luc 6 : 31.
EVALUATION INSPIRÉE
1. Dans quelle catégorie de personnes Jésus inclut-il ceux qui sont doux et humbles ? Matthieu 5 : 5.
« L’esprit de douceur n’est pas un esprit de mécontentement, mais c’est directement l’opposé.
« Les prétendus chrétiens qui sans cesse se plaignent et se lamentent, semblant penser qu’un abord souriant et aimable constitue un péché, n’ont pas la moindre idée de ce qu’est la religion. Ceux qui contemplent le spectacle magnifique de la nature comme s’il s’agissait d’une peinture sans âme, qui préfèrent fixer leurs regards sur les feuilles mortes plutôt que d’admirer les fleurs resplendissantes de vie, qui prennent un plaisir maladif à n’y discerner que ce qui engendre la mélancolie, qui ne voient pas la beauté des vallées verdoyantes et des cimes altières, qui bouchent leurs oreilles pour ne pas entendre les accents d’allégresse des oeuvres de Dieu – ceux-là ne sont pas en Christ. Ils ne marchent pas dans la lumière mais s’entourent eux-mêmes de ténèbres et de tristesse alors qu’ils pourraient recevoir la clarté et la bénédiction
du Soleil de justice qui ne demande qu’à briller dans leur coeur et à le purifier de ses rayons. » – Testimonies for the Church, vol. 3, pp. 334, 335.
2. Comment sont considérés par le Rédempteur ceux qui plantent
des graines de paix ? Pourquoi ? Matthieu 5 : 9 ; Jacques 3 : 18.
« Il y a une puissance remarquable dans le silence. Si des paroles impatientes
vous sont adressées, ne rendez pas la pareille. Les paroles dites à une personne en colère agissent habituellement comme un fouet, provoquant une plus grande fureur. Mais une colère qui se heurte au silence ne tarde pas à s’évanouir. Que le chrétien bride sa langue, fermement résolu à ne prononcer aucune parole dure et impatiente. Une langue bridée lui assure la victoire chaque fois que sa patience est mise à l’épreuve. » – Messages à la Jeunesse, pp. 133, 134.
« Jacques a dit : ‘Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse.’ (Jacques 3 : 13.) ‘La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité et d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent
la paix.’ (Jacques 3 : 17, 18.) Voilà la sagesse qui sera manifestée chez celui qui saisit la coupe du salut et invoque le nom du Seigneur. Ce salut offre le pardon au transgresseur et une justice qui supportera l’examen de l’Omniscient ; il donne la victoire sur le puissant ennemi de Dieu et de l’homme ; il communique vie éternelle et joie à celui qui le reçoit ; il est un thème réjouissant pour les humbles qui en entendent parler et sont dans l’allégresse. » – Messages choisis, vol. 1, p.p. 396, 397.
CONSÉQUENCES DU MEURTRE, DE LA COLÈRE ET DU DÉLIT
3. Qu’est-ce qui peut être dit au sujet de ceux qui tuent ou mettent en danger la vie d’autrui ? Combien sérieuse est leur condition devant la loi et devant l’Eternel ? Matthieu 5 : 21.
« De l’autre côté du rivage où ils étaient assemblés s’étendait le pays de Basan. C’était une région solitaire dont les gorges sauvages et les collines boisées étaient depuis longtemps le repaire de criminels de toute espèce. Le récit des meurtres et des crimes commis en ces lieux était encore dans tous les esprits et bien des gens condamnaient sans pitié les malfaiteurs. Et pourtant, ces zélés accusateurs étaient eux aussi emportés et querelleurs ; ils nourrissaient
la haine la plus violente à l’égard des Romains, leurs oppresseurs. Ils s’arrogeaient le droit de haïr et de mépriser tous les autres peuples et même ceux de leurs compatriotes dont les opinions différaient des leurs. En agissant ainsi, ils transgressaient le commandement qui déclare : ‘Tu ne tueras point.’ » – Une vie meilleure, p. 73.
4. Avons-nous raison en pensant que se mettre en colère et offenser un frère n’est pas si mal ? Matthieu 5 : 22.
« Combien Satan se réjouit quand il peut rendre quelqu’un rouge de colère ! Il suffit d’un regard, d’un geste, d’une intonation utilisés comme une flèche du diable pour blesser et empoisonner le coeur qui s’y prête. Si l’Esprit de Christ nous possède entièrement, et que nous avons été transformés par sa grâce, nous n’aurons aucune disposition à dire du mal, ou à divulguer des rapports de fausseté. Celui qui falsifie, l’accusateur des frères, est un agent choisi du grand trompeur. » (ST 21 septembre 1888) – Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 2, p. 1020.
« Dans son sermon sur la montagne, Christ présenta à ses disciples les grands principes de la loi de Dieu. Il enseigna à ses auditeurs qu’on brisait la loi avec des pensées avant que le mauvais désir se convertisse en réalité. Nous avons l’obligation de contrôler nos pensées et de les assujettir à la loi de Dieu. Les nobles facultés de l’esprit nous ont été données par le Seigneur pour que nous puissions les employer à contempler les choses célestes. Dieu a tout prévu pour que l’âme puisse progresser continuellement dans la vie divine. Il a mis à la disposition de chacun les moyens de nous aider à développer
la connaissance et la vertu ; et cependant, comme nous apprécions peu ces recours et comme nous en profitons peu ! Avec quelle fréquence l’esprit est abandonné à la contemplation de ce qui est terrestre, sensuel et bas ! Nous dédions notre temps et nos pensées aux choses triviales et vulgaires du monde, et nous négligeons les grands intérêts qui touchent à la vie éternelle. Les nobles facultés de l’esprit s’atrophient et s’affaiblissent parce qu’elles ne sont pas exercées aux thèmes dignes de sa concentration. [on note Philippiens 4 : 8.] » – Commentaires bibliques, p. 112.
FAISANT FACE À UNE OFFENSE PHYSIQUE OU UN VOL
5. En cas d’offense physique, est-ce en harmonie avec l’enseignement de Jésus de se venger ? Que devrions-nous faire si quelqu’un nous menace ou prend quelque chose qui nous appartient ? Matthieu 5 : 38-42 ; Luc 6 : 29.
« Le Père entourait son Fils de sa présence, et l’amour infini ne permit rien qui ne fût pour le bien du monde. C’est dans cette pensée que Jésus puisait
sa consolation et c’est là aussi que doit se trouver la nôtre. Celui qui est rempli de l’Esprit du Christ demeure en lui. Le coup qui lui est destiné frappe le Sauveur qui l’entoure de sa présence. Tout ce qui lui arrive vient de Dieu. Point n’est besoin qu’il résiste au mal, car le Christ est sa défense. Rien ne peut l’atteindre sans la permission du Seigneur et ‘toutes les choses’ permises ‘concourent au bien de ceux qui aiment Dieu’. (Romains 8 : 28.) » – Une vie meilleure, p. 87.
« Si des épreuves inexplicables surviennent, il ne faut pas qu’elles nous ravissent notre paix intérieure. Quelque injuste que soit la façon dont nous
pourrons être traités, ne nous laissons pas aller à la colère. En nourrissant un esprit de vengeance, nous nous nuisons à nous-mêmes, nous perdons notre confiance en Dieu et nous attristons le Saint-Esprit. Auprès de nous se tient un témoin, un messager céleste, qui élèvera en notre faveur un étendard contre l’ennemi. Il nous couvrira des rayons éclatants du Soleil de justice. Ainsi, Satan, qui ne peut franchir ce bouclier lumineux, ne nous atteindra pas. » – Les paraboles de Jésus, p. 143.
DE L’AMOUR POUR NOS ENNEMIS
6. Un chrétien est-il justifié en haïssant ses ennemis ? Quelle attitude divine devrions-nous avoir envers ceux qui rendent notre vie difficile ? Matthieu 5 : 43, 44. ; Luc 6 : 27, 28, 35.
« Tel était l’esprit de cette loi que les rabbins avaient réduite à un code d’exigences froides et rigides. Ils se considéraient comme meilleurs que les autres peuples, estimant que leur race leur donnait droit à des faveurs spéciales
de la part de Dieu. Mais le Christ leur montra que c’était en manifestant un esprit d’amour et de miséricorde qu’ils prouveraient la supériorité de leurs principes sur ceux des publicains et des pécheurs qu’ils méprisaient. » – Une vie meilleure, p. 91.
« Personne ne peut gouverner son esprit par ses propres forces ; mais par Christ on peut obtenir la maîtrise de soi-même. C’est lui qui amène nos pensées et nos paroles captives à la volonté de Dieu. La religion du Christ soumet les émotions au gouvernement de la raison et discipline la langue. Sous son influence, le tempérament colérique est subjugué, le coeur est rempli de patience et d’amabilité. » – Messages à la jeunesse, p. 134.
7. Si nous nous considérons enfants de Dieu, devrions-nous dans des situations difficiles suivre notre impulsion humaine naturelle ou l’exemple de notre Père céleste ? Matthieu 5 : 45-48.
« Jésus-Christ est le plus grand Educateur que le monde ait jamais connu ; et quel est donc l’idéal qu’il offre à tous ceux qui croient en lui ? ‘Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.’ (Matthieu 5 : 48.) Tout comme Dieu est parfait dans sa sphère d’action élevée, l’homme doit être parfait
dans sa sphère humaine.
« L’idéal chrétien est un caractère à l’image du Christ. Un chemin de constant
progrès nous est ouvert. Nous avons un objectif à atteindre, un idéal à poursuivre, incluant tout ce qui est bon, pur, noble, élevé. Il faut faire des efforts et des progrès continuels pour perfectionner son caractère. » – Conseils
aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 292.
« Ceux qui attendent un changement de caractère magique sans un effort décisif de leur part pour vaincre le péché, vont au-devant d’une déception. Aussi longtemps que nous regardons à Jésus, nous n’avons rien à craindre ; aucune raison de douter de ceci : il est capable de sauver parfaitement tous ceux qui viennent à lui ; cependant, il faut toujours craindre que la vieille nature ne reprenne le dessus, que l’ennemi n’imagine quelque piège pour nous rendre à nouveau captifs. Il faut travailler à notre salut avec crainte et tremblement, sachant que c’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire selon son bon plaisir. Avec nos moyens limités nous devons être saints dans notre sphère comme Dieu est saint dans la sienne. …Comme la cire reçoit l’empreinte du sceau, notre âme doit subir l’empreinte de l’Esprit de Dieu et retenir l’image du Christ. » – Messages choisis, vol. 1, p. 395.
UNE ILLUSTRATION POUR NOUS
Un fardeau inutile. Un éducateur proposa l’histoire suivante à ses disciples
: « Un homme marchait le long d’une route quand il trébucha sur une pierre. Il la ramassa et la porta. Peu après il trébucha sur une autre pierre qu’il ramassa aussi et commença à porter. Il continua en ramassant et portant toutes les pierres sur lesquelles il trébuchait, jusqu’à ce que le fardeau devint trop lourd pour lui et qu’il ne put plus marcher.
« Que pensez-vous de cet homme ? » demanda le maître.
« Je pense qu’il est ridicule, » répondit l’un des disciples, « Pourquoi devait-il porter toutes les pierres sur lesquelles il trébuchait ? »
Le maître alors observa : « C’est tout à fait ce que nous faisons quand nous nous chargeons des offenses qu’on nous fait et que nous ressentons de l’amertume et que nous nous sentons blessés. Nous ne devrions pas être accablés
par le fardeau de ‘pierres’ de ressentiment et mauvaise humeur. Si nous déposons cette charge inutile et si nous ne la ramassons pas à nouveau, notre chemin sera plus facile et nos pas plus légers.
« Déposons tout fardeau inutile, chers frères et soeurs, parce que c’est exactement ce que la Parole de Dieu nous enseigne : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et luttons avec persévérance
dans la course qui nous est proposée. » Hébreux 12 : 1.
Sabbat, 6 septembre 2008
10 - L’Agneau de Dieu
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Le passage de l’Ecriture qu’il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à l’abattoir ; et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, il n’ouvre pas la bouche. » Actes 8 : 32.
COMME UN AGNEAU POUR LA VICTOIRE SUR LE PÉCHÉ
1. Selon la prophétie, quelle oeuvre accomplira la postérité de la femme ? Que dut souffrir l’Agneau afin d’accomplir cette prophétie ? Genèse 3 : 15 ; 1 Pierre 1 : 19, 20 ; Apocalypse 13 : 8.
« La première nouvelle du plan de la rédemption qui parvint à Adam était renfermée dans la sentence prononcée sur Satan au Paradis : ‘Et je mettrai de l’inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu la blesseras au talon.’ Cette sentence, prononcée devant nos premiers parents contenait pour eux une promesse. Tout en prédisant
une guerre entre l’homme et Satan, elle déclarait que la puissance du grand adversaire serait finalement abattue. Debout comme des criminels devant leur juge, Adam et Eve attendaient le verdict qui devait les condamner
non seulement à une vie de labeur et de douleur, mais aussi à retourner dans la poussière. Ils entendirent alors ces paroles qui firent naître dans leurs coeurs une espérance consolante : s’ils devaient souffrir de la puissance de leur grand ennemi, ils entrevoyaient cependant une victoire finale. » – Patriarches
et Prophètes, p. 44.
« Au cours des longs siècles de ‘détresse, d’obscurité et de sombres angoisses’
(Esaïe 8 : 22.), qui caractérisèrent l’histoire de l’humanité, depuis le jour où nos premiers parents furent chassés du jardin d’Eden jusqu’à l’époque où le Fils de Dieu parut pour sauver les pécheurs, l’espoir de l’humanité s’est concentré sur la venue d’un libérateur. Ce libérateur délivrerait enfin les hommes de l’esclavage du péché et de la mort. La première fois qu’il est parlé
d’une telle espérance, c’est lorsque Dieu fit à Adam et à Eve cette déclaration, en s’adressant au serpent : ‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.’ (Genèse 3 : 15.) » – Prophètes et Rois, p. 517.
2. Quelles offrandes sacrificielles étaient nécessaires au cours des siècles avant la venue de Jésus ? Genèse 22 : 7, 8 ; Exode 12 : 3, 6.
« Chaque matin et chaque soir, on offrait sur l’autel un agneau d’un an et des gâteaux pour signifier la consécration quotidienne de la nation à l’Eternel, comme pour réclamer le bénéfice du sang expiatoire du Rédempteur promis. Dieu ayant expressément recommandé que chaque offrande fût ‘sans défaut’ toutes les bêtes des sacrifices devaient être examinées devant les prêtres, qui refusaient celles qui avaient une tare quelconque. Seule une offrande ‘sans défaut’ pouvait servir de symbole à la pureté parfaite de l’ ‘Agneau sans défaut et sans tache’ qui allait venir. » – Patriarches et Prophètes, pp. 324, 325.
« A l’époque patriarcale, les sacrifices d’expiation étaient destinés à rappeler
perpétuellement la venue du Sauveur. Il en était de même pour tout le rituel se rapportant aux services du sanctuaire au cours de l’histoire d’Israël. Dans le tabernacle, comme dans le temple qui le remplaça, on enseignait les grandes vérités relatives à l’avènement du Christ, en tant que rédempteur, sacrificateur et roi. Une fois l’an, on rappelait à Israël les événements qui mettraient fin au grand conflit opposant le Christ à Satan, la purification finale de l’univers enfin débarrassé du péché et du pécheur. » – Prophètes et Rois, pp. 519, 520.
IL N’OUVRIT PAS LA BOUCHE
3. Quelle caractéristique divine montra l’Agneau de Dieu même au milieu de la pire opposition et des menaces ? Esaïe 53 : 7.
« Jésus ne répondit pas un mot. Tandis que les clous étaient plantés dans ses mains et que des gouttes de sang jaillissaient de tous ses pores, voici que, des lèvres pâles et tremblantes de la victime innocente, s’échappe le murmure d’une prière : ‘Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.’ (Luc 23 : 34.) Le ciel tout entier avait les yeux fixés sur cette scène, pour contempler le glorieux Rédempteur d’un monde perdu qui supportait le châtiment à la place du transgresseur de la loi de Dieu. Jésus offrait son sang en rançon pour son peuple. Il satisfaisait aux justes exigences de la loi divine. C’était là le moyen de mettre fin au péché et de vaincre une fois pour toutes Satan et son armée. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp. 257, 258.
4. Comment Jésus supporta-t-il la douleur de fausses accusations
et d’une torture cruelle ? Esaïe 53 : 5, 9 ; I Pierre 1 : 19 ; 1 Pierre 2 : 21-23.
« Satan l’attaqua [Christ] dans tous les sens du terme, cependant, Christ ne pécha pas en pensée, en parole ni en acte. Il ne commit aucune méchanceté, et il n’y eut aucune tromperie dans sa bouche. Il était saint, innocent et sans contamination, tandis qu’il cheminait au milieu du péché. Il fut accusé injustement,
cependant il n’ouvrit pas la bouche pour se justifier. Combien y en a-t-il aujourd’hui, qui lorsqu’ils sont accusés de quelque chose dont ils ne sont pas coupables, croient qu’il arrive un moment où la patience doit cesser d’être une vertu et, perdant le contrôle d’eux-mêmes, ils prononcent des paroles qui attristent le Saint-Esprit ! (MS 42, 1901). » – Commentaires bibliques, p. 145
« Christ se donna lui-même en sacrifice expiatoire, pour sauver un monde perdu. Il fut traité comme nous le méritons, afin que nous puissions être traités
comme il le mérite. Il fut condamné pour nos péchés, auxquels il n’a pas participé, pour que nous puissions être justifiés par sa justice, à laquelle nous n’avions pas participé. Il souffrit la mort qui est la nôtre, pour que nous puissions
recevoir la vie qui est la sienne. ‘C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.’ Esaïe 53 : 5.
« Christ fut tenté en tous points comme nous le sommes, par celui qui auparavant se tenait fidèle à son côté dans les parvis célestes. Regardez le Fils de Dieu dans le désert de la tentation, au moment de la plus grande faiblesse assailli par la tentation la plus acharnée. Regardez-le au cours des années de son ministère, attaqué de tout côté par les forces du mal. Regardez-le dans son agonie à la croix. Il souffrit tout cela pour nous. » – Testimonies for the Church, vol. 8, pp. 208, 209.
L’ÉVANGILE DE PAIX
5. Quel témoignage Jean Baptiste donna-t-il de Jésus lorsqu’il le vit venir vers lui ? Jean 1 : 29, 36.
« Jean est profondément ému en voyant Jésus prosterné et suppliant,
sollicitant avec larmes l’approbation du Père. Quand la gloire de Dieu l’environne et la voix céleste se fait entendre, Jean reconnaît le signe que Dieu lui a promis. Il vient de baptiser le Rédempteur du monde ! Le Saint-Esprit le saisit, et, la main tendue vers Jésus, il s’écrie : ‘Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.’ Aucun des auditeurs, et pas même celui qui prononça ces mots : ‘l’Agneau de Dieu’, en a compris la portée. Sur la montage de Morija, Abraham avait entendu la question de son fils : ‘Mon père ! … où est l’agneau pour l’holocauste ?’ Le père avait répondu : ‘Mon fils, Dieu se pourvoira lui
même de l’agneau pour l’holocauste.’ (Genèse 22 : 7, 8.) Dans le bélier providentiellement
substitué à Isaac, Abraham reconnut un symbole de celui qui devait mourir pour les péchés des hommes. » – Jésus-Christ, p. 93.
6. Quelle oeuvre merveilleuse Jésus accomplit-il en faveur du genre humain ? Esaïe 53 : 11 ; 1 Pierre 2 : 24.
« Ceux qui marchent comme Christ marcha, ceux qui sont patients, aimables, bons, doux et humbles de coeur, ceux qui portent le joug de Christ et ses fardeaux, ceux qui soupirent pour les âmes comme il soupira pour elles, ceux-là entreront dans la joie du Seigneur. Ils verront avec Christ, le travail de l’âme du Rédempteur, et ils seront satisfaits. Le ciel triomphera, car les places vides laissées par la chute de Satan et de ses anges, seront occupées par les rachetés du Seigneur (RH 29/5/1900) » – Commentaires bibliques, p. 376.
« Le Christ désire que toute créature fasse partie de son royaume. Il souhaite
ardemment lui donner l’empreinte de son caractère. Ici-bas, il recherchait
l’amour et la coopération de chacun pour étendre son règne jusqu’aux confins du monde. …Chaque jour encore, par la vertu de ce sang répandu pour le monde, il y a des victoires à remporter qui ajouteront à la gloire éternelle
de Dieu et de l’Agneau. Les nations lui seront données en héritage et il possédera les parties les plus reculées de la terre. ‘A cause du travail de son âme, ses regards seront rassasiés.’ (Esaïe 53 : 11.) » – Le ministère évangélique,
pp. 23, 24.
LES MORTS ET LES VIVANTS, LES PREMIERS ET LES DERNIERS
7. Comment se présente-il à différents moments afin de nous donner espoir et confiance ? Apocalypse 1 : 10, 11,17, 18 ; 2 : 8 ; 22 : 13.
« Toutes les grandes vérités bibliques sont centrées sur le Christ ; bien comprises, toutes conduisent à lui. Que Jésus soit présenté comme l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin du grand plan de la rédemption. Exposez aux gens des sujets qui sont de nature à fortifier leur confiance en Dieu et en sa Parole et qui les incitent à sonder ses enseignements pour eux-mêmes. A mesure qu’ils progresseront, pas à pas, dans l’étude de la Bible, ils seront mieux à même d’apprécier la beauté et l’harmonie de ses précieuses vérités. » – Review and Herald, 13 juin 1912, Evangéliser, p. 436.
8. Quel nom lui est souvent donné dans le livre de l’Apocalypse, et pourquoi ? Apocalypse 5 : 6 ; 7 : 10 ; 1 : 5.
« L’Agneau de Dieu nous est présenté comme Celui qui est ‘au milieu du trône’ de Dieu. Il est la grande ordonnance par laquelle Dieu et l’homme sont unis et ont une communion l’un avec l’autre. C’est pourquoi les hommes sont décrits comme étant assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ. C’est le point de réunion entre Dieu et l’humanité. » – Témoignages pour les pasteurs, p. 56.
« Le Seigneur fut montré à Jean sous l’emblème ‘du lion de la tribu de Juda’ et d’ ‘un agneau qui était là comme immolé’ (Apocalypse 5 : 5, 6.). Le lion de Juda, si terrible aux contempteurs de sa grâce, deviendra l’Agneau de Dieu pour tous ceux qui sont fidèles et obéissants. La colonne de feu, qui parle de colère et de terreur au transgresseur de la loi, est un gage de lumière, de grâce et de délivrance pour celui qui observe les préceptes divins.
« Le bras puissant qui réprime les rébellions sera aussi fort pour délivrer l’homme intègre. Tous ceux qui sont fidèles seront sauvés. » – Conquérants pacifiques, p. 524.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Un jour un ouvrier agricole apparut chez son ami et avec énergie frappa à la porte. Comme l’ami ouvrait la lourde porte en chêne, l’ouvrier, souriant, lui présenta une belle grappe de raisins.
« Ami, » dit l’ouvrier, « Sais-tu à qui j’aimerais donner cette grappe de raisins, la meilleure de ma vigne ? »
« Peut-être à quelqu’un qui habite dans cette maison. » « Non ! » fut la réponse. « Je voudrais la donner à TOI ! » « A moi ? » demanda l’ami, surpris par la joie. « Tu veux me la donner ? »
« Oui », parce que tu as toujours été très gentil avec moi et que tu m’as aidé chaque fois que je te l’ai demandé. Je voudrais te donner cette grappe de raisins comme un témoignage de ma gratitude et pour t’apporter un peu de joie. »
L’ami avec reconnaissance prit la grappe de raisins et l’admira toute la matinée.
Elle était vraiment belle, puis il eut une idée : « Pourquoi n’apporterais-je pas cette grappe de raisins à une autre personne habitant dans cette maison, et lui apporterais-je de la joie, aussi? » Ainsi il apporta la grappe à son ami. Cette personne était vraiment heureuse de recevoir les raisins, mais il se rappela
qu’il y avait une personne âgée malade dans l’immeuble et il pensa, « Je vais lui apporter cette grappe, pour le réconforter un peu. » Aussi la grappe continua-t-elle de circuler. Mais elle ne resta pas longtemps dans la chambre du malade. Il pensa qu’il pouvait donner un peu de joie à une personne qui travaillait toute la journée et qui l’aidait aussi. Ainsi la grappe fut donnée à
cette autre personne jusqu’à ce que finalement elle finisse par être avec le premier ami qui l’avait reçue. Elle avait fait un cercle de joie.
N’attendez pas que les autres commencent à répandre l’espérance et l’amour. Commencez, vous-même, ce cercle de joie, aujourd’hui. Jésus fit le premier pas sans attendre une réponse des hommes, et a rempli le monde d’amour qui ne peut être éteint. « Et cet amour consiste, non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » 1 Jean 4 : 10. Aiderez-vous à répandre cet amour ?
Sabbat, 13 septembre 2008
11 - Expiation et intercession
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 2 Corinthiens 5 : 21.
LA PURIFICATION DU PÉCHÉ DANS LE MINISTÈRE LÉVITIQUE
1. Le péché est-il une tache qu’on peut enlever facilement ? Qu’est-ce qui est nécessaire pour son expiation ou sa rémission? Lévitique 17 : 11 ; Hébreux 9 : 22.
« Pour beaucoup, ce fut un mystère que tant d’offrandes cérémonielles furent nécessaires dans l’ancienne alliance, parce que tant de victimes sanglantesétaient conduites à l’autel. Mais la grande vérité qui aurait dû être maintenue devant les hommes et imprimée dans les esprits et les coeurs était que ‘sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon.’ » – Commentaires bibliques, p. 358.
2. Quels sacrifices dans l’Ancien Testament symbolisaient le futur Rédempteur ? Lévitique 16 : 30 ; 4 : 26.
« Chaque victime sanglante symbolisait l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » – Ibid, p. 358.
« Dans les sacrifices qu’ils offraient les Juifs voyaient un symbole du Christ dont le sang a été versé pour le salut du monde. Toutes ces offrandes avaient pour but de servir de types au Christ et de graver dans les coeurs cette vérité importante : seul le sang de Jésus purifie de tout péché ; sans l’effusion du sang il ne peut y avoir rémission des péchés. Certains se demandent avec étonnement pourquoi Dieu a demandé tant de sacrifices et réclamé tant de victimes sanglantes dans l’économie juive.
« Chaque victime expirante était un type du Christ ; cette leçon devait s’imprimer dans l’esprit et le coeur de la manière la plus solennelle par ces cérémonies sacrées que les prêtres avaient pour mission d’expliquer clairement.
Le but des sacrifices, envisagé clairement par Dieu lui-même, était d’enseigner cette vérité d’une importance capitale : ce n’est que par le sang du Christ que l’on peut obtenir le pardon des péchés. » – Messages choisis, vol. 1, pp. 124, 125.
LA SOUFFRANCE DE JÉSUS SUR LA CROIX POUR NOUS
3. Selon le conseil de Dieu, qu’est-ce que Jésus devait souffrir ? 1 Pierre 1 : 20 ; Actes 2 : 23 ; Luc 24 : 46 ;
« Ainsi Satan s’évertua à gagner le contrôle sur l’esprit humain, pour pouvoir
assouvir sa haine et sa vengeance sur le Fils unique de Dieu. Mais le dernier acte de la tragédie ne s’était pas encore déroulé. Le Fils de Dieu devait encore être tué par des serviteurs infidèles. » – The Signs of the Times, 17 février 1898.
4. Pourquoi dut-il souffrir tant, au point de mourir sur la croix ? 1 Jean 2 : 1, 2 ; Hébreux 2 : 17 ; Romains 3 : 25.
« Pour que l’homme pût être sauvé et qu’en même temps l’honneur de la loi fût sauvegardé, il fallait que le Fils de Dieu s’offrit en sacrifice pour le péché. Celui qui n’a pas connu le péché a été fait péché pour nous. Il est mort pour nous au Calvaire. Sa mort montre à la fois le merveilleux amour divin dont l’homme est l’objet et l’immutabilité de sa loi. » – Messages choisis, vol. 1, p. 282.
« ‘Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.’
« ‘Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner,
et pour nous purifier de toute iniquité.’
« Les conditions nécessaires pour bénéficier de la miséricorde divine sont simples et raisonnables. Pour nous accorder son pardon, le Seigneur ne réclame pas de nous quelque chose de pénible ; nous n’avons pas besoin de faire de longs et fatigants pèlerinages, ni de nous astreindre à des pénitences douloureuses pour recommander nos âmes à Dieu ou expier nos transgressions.
‘Celui qui avoue et délaisse son péché obtient miséricorde.’ (Proverbes 28 : 13.) » – Conquérants pacifiques, pp. 492, 493.
INTERCÉDANT POUR L’HOMME
5. Après son sacrifice d’expiation, quel ministère de paix continua
t-il d’accomplir ? Hébreux 7 : 25
« Christ peut sauver au maximum tous ceux qui s’approchent de lui avec foi. S’ils le lui permettent, il les purifiera de toute contamination ; mais s’ils s’accrochent à leurs péchés, il n’y a aucune possibilité pour eux d’être sauvés, car la justice de Christ ne couvre pas les péchés pour lesquels il n’y a pas eu de repentance. Dieu a déclaré que ceux qui reçoivent le Christ comme leur Rédempteur, en l’acceptant comme celui qui ôte le péché, recevront le pardon de leurs transgressions. » – Commentaires bibliques, p. 357.
« Que les glorieux desseins de Dieu s’emparent de votre esprit et que votre vie soit unie à celle de Jésus-Christ par des liens invisibles ! Celui qui a ordonné à la lumière de dissiper les ténèbres est tout disposé à illuminer votre coeur pour faire resplendir la lumière de la connaissance de Dieu manifestée
dans son Fils. Le Saint-Esprit vous révélera les valeurs spirituelles et elles deviendront une puissance dans le coeur obéissant. Le Christ vous fera approcher du Dieu infini, afin que vous puissiez contempler la gloire qui est au-delà du voile, et que vous révéliez aux hommes la toute–puissance de celui qui est toujours vivant pour intercéder en notre faveur. » – Les paraboles de Jésus, p. 123.
6. Quelle grande assurance par conséquent pouvons-nous avoir comme ceux qui sont en paix avec Dieu ? 1 Jean 4 : 10 ; Romains 8 : 34.
« Remercions Dieu parce que Celui qui a versé son sang pour nous vit pour plaider et intercéder pour chaque âme qui le reçoit. ‘Si nous confessons
nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’. Le sang de Jésus-Christ nous lave de tout péché. Il parle mieux que le sang d’Abel parce que Christ vit toujours pour intercéder pour nous. Nous avons continuellement besoin de prendre en compte l’efficacité du sang de Jésus. Notre espérance consiste à nous approprier par une foi vivante, ce sang qui purifie la vie et la soutient. Nous avons besoin d’accroître notre appréciation de sa valeur inestimable, car il plaide pour nous, seulement
si, par la foi, nous réclamons sa vertu en maintenant notre conscience pure et en paix avec Dieu. » – Commentaires bibliques, p. 375.
NOTRE SEUL VÉRITABLE EXEMPLE
7. Qui est et demeure notre seul sacrifice expiatoire pour le péché en qui nous pouvons mettre notre espérance ? Actes 4 : 12 ; 1 Timothée 2 : 5, 6.
« Nos coeurs appartiennent à Jésus. Il s’est acquis nos âmes à un prix infini ; il intercède auprès du Père en qualité de Médiateur, non pas en mendiant
mais en vainqueur qui réclame ses droits. Il peut sauver complètement,
car il est toujours vivant pour intercéder en notre faveur. Il n’est pas d’offrande plus précieuse, de don plus estimable que l’on puisse présenter à Dieu qu’un jeune coeur. Tout ce que vous êtes, toutes vos capacités sont un dépôt sacré que Dieu vous a confié pour que vous le lui rendiez en offrande volontaire et sainte. Vous ne pouvez rien donner à Dieu qu’il ne vous ait déjà donné. Donner son coeur à Dieu, c’est lui offrir un don qu’il s’est acquis et qui lui appartient déjà. » – Messages à la Jeunesse, p. 405.
8. Sur qui devrait être fixé notre regard de la foi comme notre seule espérance et parfait Exemple en toutes choses ? Hébreux 12 : 2 ; Psaume 25 : 15.
« Beaucoup de chrétiens commettent une sérieuse erreur dans leur vie religieuse en concentrant leur attention sur leurs sentiments et en jugeant par là de leur progrès ou de leur recul. Les sentiments ne sont pas un critère sûr. Ce n’est pas en nous qu’il faut regarder pour avoir la preuve évidente que nous sommes acceptés de Dieu. Nous n’y trouverons rien qui ne nous décourage.
Notre seul espoir est de ‘regarder à Jésus, le chef et le consommateur de la foi’. (Hébreux 12 : 2.) Tout en lui peut nous inspirer la foi, l’espoir, le courage.
Il est notre justice, notre consolation et notre joie.
« Ceux qui cherchent du réconfort dans leurs coeurs se lasseront et seront déçus. Le sentiment de notre faiblesse et de notre indignité devrait nous inciter à nous réclamer, en toute humilité de coeur, du sacrifice expiatoire du Christ. C’est en nous confiant dans les mérites du Seigneur que nous trouverons
le repos, la paix et la joie. Il sauve parfaitement toux ceux qui viennent à Dieu par lui. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 65.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Cherchant la personne digne de son amour. Dans un de ses drames, Pedro Calderón de la Barca, un auteur dramatique de l’Age d’Or espagnol, écrit au sujet d’une jeune fille romaine des premiers siècles du christianisme, qui avait fait le voeu de se marier seulement avec un homme qui prouverait son amour pour elle en risquant sa propre vie pour elle.
Appartenant à la noblesse romaine, la jeune fille écouta un jour un prédicateur
itinérant raconter l’histoire d’un homme qui, à cause de son amour pour les pécheurs, avait donné sa vie comme expiation, en mourant sur la croix.
Elle savait qu’elle avait rencontré la personne digne de son amour et fut convertie devenant une de ses fidèles disciples. Le poète nous dit que cette héroïne, Daria, demeura fidèle jusqu’à sa mort, mourant comme une martyre. C’était la réponse de son coeur à l’amour de Celui qui était mort pour elle.
Sabbat, 20 septembre 2008
12 - Instruments de paix
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Mais nous nous rendons à tous égards recommandables comme ministres
de Dieu, …par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice. » 2 Corinthiens 6 : 4, 7.
ENGAGÉS DANS UNE BATAILLE SPIRITUELLE
1. Qu’est-ce qu’il nous est demandé afin d’être victorieux sur le diable et ses puissances des ténèbres ? Ephésiens 6 : 10, 11 ; Romains 13 : 12.
« Si nous triomphons des épreuves et si nous remportons la victoire sur les tentations de Satan, alors nous endurerons ‘l’épreuve de notre foi, plus précieuse que l’or’, et nous serons plus forts et mieux préparés pour affronter celles qui viendront encore. Mais si nous succombons aux tentations de Satan, nous nous affaiblirons, nous n’obtiendrons aucun bénéfice de l’épreuve et nous ne serons pas préparés pour triompher de celles qui suivront. Nous deviendrons
de plus en plus faibles, jusqu’à ce que nous soyons captifs de la volonté de Satan. Il nous faut revêtir toutes les armes de Dieu, et être prêts à tout moment pour affronter les puissances des ténèbres. Lorsque les tentations et les épreuves s’abattent sur nous, allons à Dieu et implorons son secours. Il ne nous laissera pas retourner à vide, mais il nous accordera la grâce et la force de vaincre l’ennemi. Oh, que tous puissent voir ces choses sous leur véritable lumière, et souffrir comme de bons soldats de Jésus-Christ ! Alors Israël pourra marcher de l’avant, fort en Dieu et dans la puissance de sa force. » – Premiers Ecrits, p. 46.
2. En tant qu’enfants de Dieu, faisons-nous la guerre contre des êtres humains ? Quel genre de lutte est la nôtre ? Ephésiens 6 : 12 ; 2 Corinthiens 10 : 3, 4.
« La vie chrétienne est un état de guerre. ‘Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.’ Seul, le secours divin peut nous assurer la victoire dans la lutte de la justice contre l’injustice. Notre volonté bornée doit être soumise à celle de l’Infini ; la volonté humaine doit s’allier avec la volonté divine. Cela nous assurera l’intervention du Saint-Esprit ; chaque victoire contribuera à nous faire recouvrer la portion que Dieu s’est acquise et à reconstituer son image en nous. » – Messages à la jeunesse, p. 53.
« Mais dans ce cas, comme dans tant d’autres, l’affirmation de Paul s’avéra juste : ‘Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.’
(2 Corinthien 10 : 4.) Dans la maison même de Néron, des trophées de la croix furent conquis. De vils courtisans d’un roi plus vil encore furent gagnés au Christ et devinrent enfants de Dieu. Ils ne se contentaient pas de pratiquer secrètement le christianisme, mas ils s’affichaient ouvertement et n’avaient point honte de leur foi. » – Conquérants pacifiques, p. 411.
« Il [Paul] savait qu’à chaque pas ils rencontreraient l’opposition des armées de Satan, et qu’ils auraient à livrer des batailles quotidiennes. Il leur faudrait se mettre en garde contre les attaques sournoises de cet adversaire puissant décidé à les ramener à leurs vieilles habitudes, à leurs penchants naturels ; ils devraient toujours être vigilants dans la prière.
« Paul savait qu’on n’accédait aux sommets de l’idéal chrétien qu’en priant sans relâche, avec une vigilance continuelle. Il essayait de graver cette certitude
dans les esprits. Il savait aussi qu’en Christ crucifié réside une puissance
suffisante pour convertir les âmes et leur permettre de résister aux tentations. Revêtus de l’armure de la foi et nantis de la Parole de Dieu comme arme de combat, les chrétiens seraient pourvus d’une puissance qui leur permettrait
de repousser les assauts de l’ennemi. » Ibid, pp. 272, 273.
SE SERVANT DES ARMES DONNÉES PAR DIEU
3. Considérant que notre lutte est spirituelle, quelle armure spéciale devons-nous mettre afin de pouvoir résister aux attaques du diable ? Ephésiens 6 : 13 ; Jacques 4 : 7.
« Dans chaque âme deux puissances luttent avec ardeur pour la victoire. L’incrédulité rassemble ses forces, dirigée par Satan, pour nous couper de la Source de notre force. La foi rassemble ses forces, dirigée par Christ, l’auteur et le consommateur de notre foi. Heure après heure, à la vue de l’univers céleste, le conflit progresse. C’est un combat main à main, et la grande question
est, Qui obtiendra la domination ? Chacun doit décider pour lui-même de cette question. Dans cette lutte tous doivent prendre part, combattant d’un
côté ou de l’autre. Il n’y a aucune dispense dans ce conflit. …Il nous est vivement
conseillé de nous préparer pour ce conflit. ‘Fortifiez-vous dans le Seigneur
et par sa force souveraine, revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les manoeuvres du diable.’ L’avertissement est répété, ‘C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté.’ » – Sons and Daughters of God, p. 328.
LA CEINTURE ET LA CUIRASSE DE DIEU
4. Quelle est la ceinture spirituelle que nous devons fixer ? Pouvons
nous réussir si nous nous tournons vers des mensonges, comme le fit le roi Saül ? Ephésiens 6 : 14, première partie. Esaïe 11 : 5.
« Que l’amour de la vérité ait en nous des racines profondes ! Qu’il ne fasse qu’un avec notre vie ! Jouer avec la vérité, dissimuler pour arriver à des fins égoïstes, c’est vouloir le naufrage de la foi. ‘Tenez donc ferme, dit saint Paul ; ayez à vos reins la vérité pour ceinture.’ Celui qui ne dit pas la vérité vend son âme à vil prix. Ses mensonges peuvent lui paraître utiles pour les besoins immédiats, il peut s’imaginer faire une affaire en se procurant un avantage qu’il n’aurait pu acquérir par une transaction honnête, mais il arrive un moment où il n’a confiance en personne. Imposteur lui-même, comment
se fierait-il à la parole d’autrui ? » – Conquérants pacifiques, p. 68.
« On mettra constamment en avant des théories propres à distraire les esprits, à ébranler la foi. Ceux qui ont participé à dévoiler les prophéties sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, des Adventistes du septième jour, grâce aux prophéties. Ils doivent avoir la vérité pour ceinture de leurs reins et se revêtir de toute l’armure. Ceux qui n’ont pas eu cette expérience ont la possibilité
de retenir ce message de vérité avec la même confiance. La lumière qu’il a plu à Dieu d’accorder à son peuple n’affaiblira pas leur confiance dans le sentier par lequel il les a conduits par le passé, mais les aidera au contraire à retenir fermement la foi. Il nous faut retenir jusqu’à la fin notre première confiance. » – Messages choisis, vol. 2, p. 132.
5. Quel don divin est absolument essentiel afin de combatte le péché dans toutes ses formes ? Quelle est la fonction de la justice
imputée de Christ ? Ephésiens 6 : 14, deuxième partie ; 1 Thessaloniciens 5 : 8, première partie ; Esaïe 59 : 17, première partie ; 2 Corinthiens 6 : 7.
« Nous livrons un combat, non ‘contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres,
contre les esprits méchants dans les lieux célestes’ (voir Ephésiens 6 : 12.) Dans ce combat de la vie, nous devons faire face aux forces du mal liguées contre le bien. Il faut alors que notre espérance soit placée, non dans les hommes, mais dans le Dieu vivant. Avec la parfaite assurance de la foi, nous pouvons espérer que le Seigneur unira sa toute-puissance aux forces des hommes pour glorifier son nom. Revêtus de l’armure de la justice, nous remporterons
la victoire sur tous les ennemis. » – Prophètes et Rois, p. 79.
« Revêtue de l’armure de la justice du Christ, l’Eglise se prépare au conflit final. ‘Belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières’ (Cantique des cantiques 6 : 10), elle s’avance dans le monde ‘en vainqueur et pour vaincre’.
« L’heure la plus sombre du conflit de l’Eglise avec les puissances du mal est celle qui précédera immédiatement sa délivrance finale. Mais tous ceux qui se confient en Dieu n’ont rien à craindre ; car ‘le souffle des tyrans est comme l’ouragan qui frappe une muraille’. Le Seigneur est pour son Eglise ‘un abri contre la tempête’ (Esaïe 25 : 4.) » – Ibid, p. 548.
CHAUSSURES ET BOUCLIER REÇUS DE L’ETERNEL
6. Quelle devrait être la base de notre préparation et disposition
? Sa source est-elle humaine ou divine ? Ephésiens 6 : 15 ; Esaïe 52 : 7 ; Actes 10 : 36.
« La vérité éprouvante pour notre temps n’est pas la fabrication d’aucun esprit humain. Elle vient de Dieu. C’est une philosophie véritable pour ceux qui se l’approprient. Christ s’incarna afin que, à travers la croyance à la vérité, nous puissions être sanctifiés et rachetés. Que ceux qui possèdent la vérité se réveillent et se mettent en route, chaussés avec la préparation de l’évangile de paix, pour proclamer la vérité à ceux qui ne la connaissent pas. Qu’ils fassent
des sentiers droits pour leurs pieds, de crainte que le boiteux ne dévie. » – Testimonies for the Church, vol.8, pp. 211, 212.
« Frères et soeurs, voulez-vous vous revêtir de l’armure chrétienne ? ‘Mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix’ ; ainsi vous serez préparés, qualifiés pour porter la vérité de maison en maison. Parfois, ce travail vous paraîtra difficile ; mais si vous avancez avec confiance, le Seigneur vous précédera, et éclairera votre chemin. Quand vous irez chez vos voisins pour leur remettre nos publications et leur enseigner humblement la vérité, la lumière céleste vous accompagnera et demeurera dans leurs foyers. » – Review and Herald, 24 mai 1906, Evangéliser, p. 111.
7. Que devons-nous prendre afin d’être victorieux dans chaque bataille spirituelle et devenir comme les héros de Hébreux 11 ? Ephésiens 6 : 16 ; 1 Pierre 5 : 8, 9 ; 1 Jean 5 : 4.
« Je demandai à l’ange pourquoi il n’y avait pas plus de foi ni de puissance en Israël. Il me répondit : ‘Vous lâchez trop tôt le bras du Seigneur. Faites parvenir vos requêtes à son trône, et attendez avec foi. Ses promesses sont certaines ; croyez que vous recevrez ce que vous demandez, et vous le recevrez.’
Le cas d’Elie me fut alors rappelé. Le prophète était sujet aux mêmes passions que nous, et il pria avec insistance. Sa foi triompha de l’épreuve. Il pria sept fois le Seigneur, et enfin la nuée apparut. Je vis que nous avons douté des promesses sûres, et blessé le Sauveur par notre manque de foi. L’ange dit : ‘Revêtez toutes les armes de Dieu. Prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez protéger le coeur, la vie elle-même, des traits enflammés du malin.’ » – Premiers Ecrits, p. 73.
« Satan est actif à tout instant, il va et vient sur toute la terre, cherchant qui il pourra dévorer. Mais la prière ardente de la foi fera échouer ses efforts les plus acharnés. C’est pourquoi ‘prenez par-dessus tout le bouclier de la foi, avec lequel vous pouvez éteindre tous les traits enflammés du malin’. (Ephésiens 6 : 16.) » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 123.
LE CASQUE, L’ÉPÉE ET LA VICTOIRE SPIRITUELLE
8. Y a-t-il d’autres armes défensives et offensives que nous avons besoin d’utiliser dans notre bataille spirituelle afin de remporter
la victoire ? Ephésiens 6 : 17, 18 ; 1 Thessaloniciens 5 : 8 ; Hébreux 4 : 12.
« Lorsque les serviteurs du Christ s’abritent derrière le bouclier de la foi et saisissent l’épée de l’Esprit, l’ennemi est en danger et il doit tout mettre en oeuvre pour se défendre. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 177.
« S’il est vrai qu’il nous faut être en état de perpétuelle offensive, nos armes doivent être fournies par des passages formels de l’Ecriture. Notre oeuvre consiste à préparer un peuple qui puisse subsister au grand jour de Dieu. Ne nous comportons donc pas de manière à susciter l’opposition ou à éveiller l’antagonisme de ceux qui ne partagent pas notre foi. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 49.
« Je crains que cette foi vitale ne nous fasse défaut. Pourquoi ne pas nous galvaniser contre les déceptions et les tentations au découragement ? Dieu est miséricordieux, et grâce à la vérité qui réjouit, purifie et ennoblit la vie, nous pouvons réaliser une oeuvre sérieuse et solide pour Dieu. La prière et la
foi permettront d’accomplir des merveilles. La Parole peut nous servir d’épée dans nos combats. Des miracles peuvent être accomplis par la Parole ; car elle est utile en toutes choses. » -- Lettre 75, 1896 – Evangéliser, p. 440.
9. Combien pouvons-nous être confiants si nous nous armons de ces armes dans notre combat de la foi ? 2 Timothée 4 : 7, 8.
« Près de deux mille ans se sont écoulés depuis que l’apôtre Paul, au déclin de sa vie, scella de son sang le témoignage qu’il rendit à la Parole de Dieu et à son Sauveur. … Comme un coup de clairon, ce cri de victoire a traversé les siècles, ranimé le courage de milliers de témoins de Jésus-Christ, et éveillé dans de nombreux coeurs cet écho de joie triomphante : ‘Pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.’ (2 Timothée 4 : 6-8.) » – Conquérants pacifiques, pp. 458, 459.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Aidant les autres. Un prédicateur dit un jour à ses paroissiens qu’il avait été témoin du sauvetage d’un survivant d’un naufrage, qui avait été emporté par le courant de la rivière. Alors que sa force disparaissait, il put saisir et se cramponner à une petite branche fine qui pouvait tout juste le supporter. Quand les sauveteurs arrivèrent et lui lancèrent une corde, l’homme voulait la saisir, mais il avait peur de laisser aller la branche qui le supportait. Voyant cela, les sauveteurs crièrent, « Laisse la branche, la corde est assez solide pour te supporter. » Finalement, effrayé et tremblant, l’homme laissa la branche et vit, à sa surprise, que la corde pouvait le garder sur l’eau et qu’elle était tirée par des bras forts vers la rive, où une assistance médicale l’attendait.
Jésus a été notre puissant Sauveteur et Sauveur, mais aussi la branche, les mains tendues, les bras puissants et la corde solide – tous les instruments pour le salut du seul survivant du naufrage. Jésus veut que nous soyons aussi des instruments de paix apportant la bénédiction du salut à d’autres.
Sabbat, 27 septembre 2008
13 - Le ministère de la réconciliation
PENSÉE D’INTRODUCTION
« Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le, avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté. » Galates 6 : 1.
RÉCONCILIATION ENTRE DIEU ET L’HOMME
1. Bien que nous étions des ennemis de Dieu, quelle grande oeuvre a-t-il accomplie pour nous à travers Jésus-Christ ? Romains 5 : 10, 11.
« Jésus était la majesté du ciel, le chef aimé des anges ; ceux-ci se faisaient un plaisir de lui obéir. Il était un avec Dieu, ‘dans le sein du Père’ (Jean 1 : 18), mais il n’a pas désiré être égal à Dieu tant que l’homme était perdu dans le péché et la misère. Il descendit de son trône, quitta son sceptre royal et sa couronne, et revêtit l’humanité par-dessus sa divinité. Il s’humilia jusqu’à la mort de la croix, pour que l’homme eût l’honneur de siéger avec lui sur son trône. Nous avons en lui une offrande parfaite, un sacrifice infini, un puissant Sauveur, capable de sauver jusqu’au bout tous ceux qui par lui s’approchent de Dieu. Son amour l’a poussé à venir révéler son Père, réconcilier l’homme avec Dieu, faire de lui une nouvelle créature renouvelée à l’image de son Créateur. » – Messages choisis, vol. 1, pp. 377, 378.
2. Comme conséquence de cette réconciliation, quel ministère nous est confié ? 2 Corinthiens 5 : 18-20.
« L’apôtre déclare : ‘Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même.’ 2 Corinthiens 5 : 19. C’est seulement quand nous contemplons le grand plan de la rédemption, que nous pouvons apprécier à sa juste valeur le caractère de Dieu. L’oeuvre de la création fut une manifestation de son amour, mais seul le don de Dieu en vue de sauver l’humanité coupable et perdue, révèle les profondeurs infinies de la tendresse et de la compassion de Dieu. ‘Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.’ (Jean 3 : 16.) Aussi longtemps que la loi est respectée, la justice satisfaite, le pécheur peut obtenir
le pardon. Le don le plus précieux accordé par le ciel a été consenti afin que Dieu soit ‘juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus’. (Romains 3 : 26.) Grâce à ce don, les hommes peuvent être relevés de l’état de ruine et de dégradation où le péché les avait conduits, et devenir enfants de Dieu. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, pp. 392, 393.
« Quel amour merveilleux fit descendre le Fils de Dieu sur la terre ! Il devint péché pour nous, afin que nous soyons réconciliés avec Dieu et que nous puissions habiter avec lui dans de glorieuses demeures. Oh, qu’est-ce que l’homme pour qu’un tel prix ait été payé pour sa rédemption ! » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, pp. 260, 261.
RÉCONCILIATION ENTRE L’HOMME ET L’HOMME
3. Si Jésus a fait un si grand sacrifice afin de réconcilier le monde avec Dieu, comment traiterons-nous les autres ? Luc 17 : 3, 4 ;
« Si vos frères s’égarent, vous devez leur pardonner. Quand ils viennent à vous pour confesser leurs fautes, vous ne devez pas dire : ‘Ils ne se sont pas encore humiliés comme il faudrait. Je ne crois pas qu’ils aient un sentiment
assez vif de leur péché.’ De quel droit voudriez-vous les soumettre aux rigueurs de votre jugement comme si vous saviez ce qui se passe dans leurs coeurs ? La parole de Dieu nous déclare : ‘S’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour, et que sept fois il revienne à toi, disant : je me repens, tu lui pardonneras’ (Luc 17 : 3, 4), et cela non seulement sept fois, mais encore septante fois sept fois, autrement dit, aussi souvent que le Seigneur consent à nous pardonner.
« C’est à la grâce de Dieu que nous devons tout ce que nous avons ; c’est par elle que nous avons été adoptés ; c’est encore elle qui a effectué notre rédemption, notre régénération, notre élévation à la qualité d’héritiers avec le Christ. Que cette grâce soit aussi révélée à d’autres. » – Les paraboles de Jésus, p. 210.
4. En tant qu’enfants de Dieu, avec qui devrions-nous d’abord chercher la réconciliation avant de paraître devant l’autel de Dieu pour confesser nos péchés ? Devons-nous attendre que notre frère fasse le premier pas ? Matthieu 5 : 23, 24 ; Marc 11 : 25 ; Matthieu 18 : 15.
« Plusieurs participent, avec zèle, aux services religieux alors que des différends
qui pourraient être réglés les séparent de leurs frères. Dieu demande qu’ils fassent tout ce qui dépend d’eux pour rétablir l’harmonie. Leurs services ne seront acceptés qu’à cette condition. Le devoir du chrétien, à cet égard, est clair. » – Jésus-Christ, p. 300.
« Si vous êtes peinés parce que vos voisins ou vos amis agissent mal pour leur propre tort, s’ils sont surpris en faute, suivez la règle biblique. ‘Reprends-le seul à seul’. Alors que vous allez vers celui que vous supposez être dans l’erreur, veillez à parler avec un esprit doux et humble ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. Celui qui erre ne peut être restauré que dans un esprit de douceur et de tendre amour. Soyez prudents dans votre attitude. Evitez tout dans votre regard ou vos gestes, dans vos paroles ou votre ton, qui sente l’orgueil ou la suffisance. Gardez-vous d’un mot ou d’un regard qui vous exalterait, ou mettrait votre bonté et votre justice en contraste
avec leurs défauts. Evitez une approche distante, le dédain, l’autorité, ou le mépris. …Qu’il n’y ait aucun reproche, aucune accusation injurieuse ; le témoignage chaleureux doit venir d’un d’amour sincère. Par-dessus tout, qu’il n’y ait aucune ombre de haine ou de mauvaise humeur, ni d’expression d’amertume ou d’aigreur. La bonté et la douceur ne peuvent jaillir que d’un coeur plein d’amour. … Ayez à l’esprit que le succès de la réprimande dépend grandement de l’esprit dans lequel elle est faite. Ne négligez pas de prier avec ferveur. … » – Testimonies for the Church, vol. 2, pp. 52, 53.
COMME DIEU NOUS PARDONNE
5. Comment devrions-nous pardonner nos frères et soeurs ? Qu’arrivera-t-il à nos péchés quand nous pardonnons de bon coeur et avec amour ? Ephésiens 4 : 32 ; Luc 6 : 36 ; Matthieu
6 : 14, 15.
« Que la tendresse et la miséricorde dont Jésus a fait preuve dans sa vie toute empreinte de noblesse, soient pour nous un exemple de la manière dont nous devons traiter nos semblables, en particulier ceux qui sont nos frères dans la foi. …Celui qui s’égare ne pourra être ramené dans le bon chemin que par un esprit d’humilité, de douceur et de tendre amour.
« Dans toutes vos transactions avec vos semblables n’oubliez jamais que vous traitez avec la propriété de Dieu. Soyez aimables ; soyez pitoyables ; soyez courtois. Respectez la possession que Dieu a rachetée. Traitez-vous les uns les autres avec tendresse et courtoisie.
« Si vous avez de l’inimitié, des soupçons, de la jalousie dans vos coeurs, vous avez une oeuvre à accomplir pour corriger ces choses. Confessez vos péchés ; mettez-vous en harmonie avec vos frères. Parlez bien d’eux. Rejetez les allusions défavorables, les suggestions qui éveilleront la méfiance dans l’esprit des autres ; aimez-les comme vous aimeriez être aimés de Jésus. » – My Life Today, p. 235.
6. Pourrons-nous apporter un véritable message de réconciliation
au monde si nous ne sommes pas réconciliés avec nos frères et soeurs ? Luc 6 : 42.
« Le coupable est le premier à suspecter les autres. En condamnant son semblable, il cherche à cacher ou à excuser le mal qui est en lui. …
« Jésus invite l’accusateur à enlever d’abord la poutre de son oeil, c’est-à-dire à renoncer à son esprit caustique et à confesser son péché, avant de chercherà corriger les autres. Car ‘ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit’. (Luc 6 : 43.) Cet esprit de jugement auquel nous nous laissons aller est un mauvais fruit qui montre que l’arbre est mauvais. …
« Il faut être bon avant de vouloir faire le bien. Nous n’exercerons jamais une action efficace sur nos semblables, si notre coeur n’a pas été humilié, purifié et attendri par la grâce du Christ. Quand ce changement aura été accompli en nous, il nous sera alors aussi naturel de vivre pour le bonheur des autres qu’il ne l’est au rosier de donner ses boutons odorants ou à la vigne ses grappes dorées. » – Une vie meilleure, pp. 146-148.
COMMUNION FRATERNELLE
7. Quel niveau d’harmonie fut atteint par l’église apostolique à Jérusalem ? Quel était l’événement qui les bénissait quotidiennement
? Actes 2 : 42, 46, 47 ; Ephésiens 4 : 1-4.
« L’apôtre exhorte ses frères à manifester dans leur vie la puissance de la vérité qui leur a été présentée. Par leur douceur et leur amabilité, par leur patience et leur amour, ils devraient respecter le caractère du Christ et les bienfaits de son salut. Il y a un seul corps et un seul Esprit, un seul Sei
gneur et une seule foi. Comme membres du corps du Christ, tous les croyants doivent être animés du même esprit et de la même espérance. Les divisions dans l’Eglise déshonorent la religion du Christ devant le monde et donnent l’occasion aux ennemis de la vérité de justifier leur attitude. Les instructions de Paul n’étaient pas seulement destinées à l’Eglise de son temps. L’intention de Dieu était qu’elles nous parvinssent. Que faisons-nous pour conserver l’unité de l’Esprit par le bien de la paix ?
« Quand le Saint-Esprit fut déversé sur l’Eglise primitive, les frères s’aimaient les uns les autres. … Ces premiers chrétiens étaient peu nombreux.
Ils étaient dépourvus de richesses et d’honneurs, et pourtant ils exerçaient
une grande influence. Ils faisaient rayonner la lumière autour d’eux. Ils étaient la terreur des méchants partout où leur caractère et leur doctrine étaient connus. C’est pour cela qu’ils étaient haïs par les impies et persécutés, même jusqu’à la mort. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, pp. 91, 92.
8. Qu’est-ce qui nous est nécessaire afin d’atteindre la communion
fraternelle de l’église apostolique ? 1 Jean 1 : 7.
« Le Christ et sa Parole sont en parfaite harmonie. Reçue et obéie, celle-ci ouvre un sûr chemin à tous ceux qui veulent marcher dans la lumière, comme le Christ est dans la lumière. Si le peuple de Dieu appréciait mieux sa Parole, nous aurions déjà le ciel ici-bas. » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 282.
« Le Seigneur nous a donné, dans sa Parole, des instructions claires et définies grâce auxquelles nous pouvons, si nous obéissons, conserver l’union et l’harmonie dans l’église. Frères et soeurs, prêtez-vous attention à ces injonctions inspirées ? Etes-vous des lecteurs de la Bible, accomplissez-vous la Parole ? Vous efforcez-vous de mettre en pratique la prière du Christ : que ses disciples soient un ? ‘Que le Dieu de la persévérance et de la consolation
vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.’ (Romains 15 : 5, 6.) ‘Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.’ (2 Corinthiens 13 : 11.) » – Témoignages pour l’Eglise, vol. 2, p. 101.
ILLUSTRATION POUR NOUS
Frappé, blessé et prêt à pardonner. Un homme jeta une pierre à un chien pour l’éloigner, mais le résultat fut plutôt inhabituel. La pierre toucha sa cible, et blessa même le pauvre animal à une patte. Mais quelle fut la réaction
du chien ? Au lieu de s’éloigner en courant, le chien alla jusqu’à l’homme en boitant et lécha même la main qui avait jeté la pierre.
Voyant la réaction du chien, l’homme comprit les paroles de Jésus, et dit : « Ce chien m’a prêché un sermon comme aucun prédicateur ne l’a jamais fait. Dans aucun être humain je n’ai trouvé une telle volonté de pardonner son ennemi. »
A l’époque de Jésus ceux qui étaient traités à tort réagissaient en donnant un léger coup sur la joue de leur adversaire avec la main gauche, exprimant ainsi leur mépris. Pour celui qui recevait le coup le geste était plus offensif que douloureux. Quelle surprise cela aura été pour eux d’entendre Jésus dire, « Ne résistez pas au méchant ; au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. » Jésus voulait leur enseigner de ne pas se venger, mais de montrer une disposition à pardonner et à rendre le bien pour le mal.
Oui, le monde moderne a aussi besoin de voir dans chaque être humain l’image du Rédempteur. Nous devrions être un peuple qui agit pour la paix. Nous devons toujours montrer un coeur prêt à pardonner même ceux qui sont déraisonnables et provocateurs. Donnons-nous la preuve d’une disposition calme et paisible comme Jésus ?
Rapport missionnaire
du Département Missionnaire
Médical de la Conférence Générale
« Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu est proche de vous. » Luc : 10 : 9.
« Comment révélerons-nous Christ ? Je ne connais pas de meilleure façon …que d’unir l’oeuvre missionnaire médicale avec le ministère. » Medical Ministry,
p. 319. « L’oeuvre missionnaire médicale apporte à l’humanité l’évangile de la délivrance de la souffrance. C’est l’oeuvre originale de l’évangile. C’est l’évangile mis en pratique, la compassion de Christ révélée. Nous avons un grand besoin de cette oeuvre, et de la véritable interprétation de l’évangile. » Missionary College, p. 15.
Jésus est notre grand exemple. C’était un grand missionnaire médical. Il enseigna, il prêcha et guérit les foules. Il chargea ses disciples de continuer l’oeuvre des missions médicales jusqu’à ce qu’il revienne en gloire. D’autres avant nous, ont pris le message évangélique de la santé et l’ont partagé avec enthousiasme. Ce Mouvement de Réforme est redevable au travail d’abnégation du défunt Pasteur Carlos Kozel et de son collaborateur Pasteur Raul Escobar. Ils étaient à l’avant garde du mouvement de la santé à travers les premières cliniques des Amériques, organisant des séminaires médicaux, et publiant des livres sur la santé et des encyclopédies de médecine naturelle. D’autres, comme le défunt Dr. F. Drofenik qui établit un beau sanatorium à Nonnveiler en Allemagne, ont établi des bases de guérisons fondées sur les Saintes Ecritures. Que ferons-nous aujourd’hui pour faire progresser l’oeuvre missionnaire médicale ?
La Conférence Générale reçoit de nombreux appels macédoniens pour diriger des missions médicales à travers le monde. Des pasteurs nous conseillent vivement d’élaborer de la nouvelle littérature sur la santé, et de nouveaux livres sur la santé pour le colportage. Nos ouvriers dans différentes parties du globe demandent des séminaires missionnaires médicaux pratiques.
Pour faire face au besoin, un nouveau personnel professionnel médical doit être engagé pour aider à élaborer une nouvelle littérature moderne sur la santé pour les colporteurs. Des DVDs sur la santé, des vidéos, des disques compacts, des
sites Internet doivent être développés pour atteindre à la fois les pays développés et ceux en voie de développement avec notre merveilleux message de la réforme sanitaire et de la tempérance. Plus d’équipes médicales doivent être envoyées en Afrique, en Asie, en Europe, dans les Iles du Pacifique, et dans les Amériques pour diriger des séminaires missionnaires médicaux. Notre peuple a besoin d’être instruit avec une instruction appropriée et le savoir-faire en se servant de simples remèdes pour des maladies communes, en prévenant la maladie, et promouvant des familles en bonne santé.
Nous aiderez-vous à faire face à la demande en apportant une collaboration
notable au Département Missionnaire Médical ? Ferez-vous un sacrifice et donnerez-vous des fonds au Département Missionnaire Médical pour que plus de docteurs et de professionnels de la santé puissent nous assister à la Conférence Générale et être chargés d’aller dans les unions et les champs pour présenter des séminaires et des ateliers sur la réforme sanitaire ? Financerez-vous le développement
d’une nouvelle littérature sur la santé ? Oh, je prie et j’espère que vous nous bénirez. Veuille l’Eternel vous bénir avec la santé, la paix, et l’amour.
–Idel Suarez, Jr., Ph D.
Le Département Missionnaire Médical
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